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Equipée Julia-gouvernement: L'heure du règlement des comptes


Par Enrico Porsia

Mercredi 29 décembre 2004



Le député Julia cherche toujours ses contacts



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Philippe Brett et Philippe Evanno, les deux équipiers du député Didier Julia, ont été placés, lundi 27 décembre 2004, en garde-à-vue dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le procureur de Paris, Jean-Claude Marin pour "intelligence avec une puissance étrangère".

Les collaborateurs du député UMP Didier Julia, un proche de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, peuvent se vanter d'un ancrage à droite bien solide: Philippe Brett, ancien commando de marine, avait été employé par le numero 2 du Front national Bruno Gollnisch, et, avec Pierre Girard-Hautbout, un proche du général Jeannou Lacaze, il avait créé l'Office français pour le développement de l'industrie et de la culture, une structure de lobbying pro-Saddam Hussein. Quant à Philippe Evanno, enseignant d'histoire, il fut aussi le secrétaire général du syndicat étudiant d'extrême droite UNI. Tous deux sont actuellement entendus par les enquêteurs de la Division nationale antiterroriste (DNAT).

Comme nous l'affirmions dans notre édition du 23/12/2004, Philippe Brett avait transité par Paris, en provenance d'Abidjan, le mercredi 22 décembre. Ensuite, il s'était embarqué sur un vol en direction de Beyrouth, d'où il comptait se rendre en Syrie. Par contre, selon nos informations, les autorités syriennes lui ont refusé le droit d'entrée sur leur territoire et c'est donc peu après son retour à Paris qu'il a été interpellé par les hommes de la DNAT.

Pour quelles raisons, subitement, le pouvoir en place à Damas a-t-il refusé d'accueillir l'ancien militaire français qui s'était reconverti dans le lobbying pro-Saddam? Pour quelles raisons la Syrie a-t-elle refusé d'accueillir l'émissaire spécial du député Julia alors qu'il avait séjourné, en compagnie de Philippe Evanno, depuis fin septembre jusqu'à début décembre dans la capitale syrienne où il possédait de nombreuses entrées dans les sphères politiques, tout comme dans les milieux militaires? Vraisemblablement, il faut croire que Paris n'a pas apprécié à sa juste mesure les rapports privilégiés entretenus par les émissaires du député Julia en Syrie, et que les autorités françaises ne se soient pas privées de le faire savoir à Damas (...)




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