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Commission d'enquête sur les attentats du 11 septembre: Quand la conseillère du président vacille...


Vendredi 9 avril 2004


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L
a récente tentative de manipulation de la part du gouvernement espagnol de José Maria Aznar, qui avait essayé d'accuser ETA en tant que responsable des attentats de Madrid (voir nos éditions du 26 mars et du 15 mars 2004), nous rappelle forcément l'attitude de l'administration Bush après le 11 septembre 2001. "Au lendemain des attentats contre les tours jumelles et contre le Pentagone, le président Bush et ses collègues ont essayé de détourner l'attention d'Al-Qaida et, dans cette occasion, de la diriger vers l'Irak". C'est dans ces termes que s'exprimait Richard Clarke, l'ancien chef de la cellule antiterroriste de la Maison-Blanche, lors de son témoignage devant la Commission nationale d'enquête sur les attentats du 11 septembre. "Je n'arrivais pas à comprendre - je me rendais compte, presque avec souffrance, que Rumsfeld et Wolfowitz étaient en train d'essayer de profiter de la tragédie qui avait frappé la nation pour promouvoir leur agenda irakien".

Hier, c'était au tour de la conseillère pour la Sécurité nationale de Bush junior, d'être entendue par la commission. Condoleezza Rice s'est obstinée à défendre l'administration de "son" président. "Rien, absolument rien n'aurait pu permettre de pressentir que des terroristes allaient précipiter des avions contre des immeubles en cette terrible journée", a répété la plus fidèle collaboratrice du président.

"Si Condoleezza Rice avait bien fait son travail de conseillère pour la Sécurité nationale, une fois alertée qu'une menace terroriste était en cours, elle aurait dû convoquer tous les jours les chefs des 'agences' et faire comprendre l'urgence que la Maison-Blanche attribuait au problème. On aurait ainsi secoué l'arbre et, peut-être, on aurait découvert des choses dont certains étaient à connaissance", avait affirmé Clarke, en pointant son index accusateur.

"Est-il exact, comme l'affirme Richard Clarke, que le président aurait exercé des pressions sur lui pour trouver un lien avec l'Irak? [entre l'Irak et les attentats du 11 septembre, NDLR]". La question a résonné dans la salle où siège la Commission d'enquête…


Nous publions ici des extraits significatifs de la déposition de Condoleezza Rice: Quand la conseillère du président vacille face aux questions de la Commission d'enquête…




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