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L'Oncle
Sam visé par des juges
européens Mercredi
26 octobre 2005 |
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A
lire aussi: Aujourd'hui, des magistrats italiens, en charge du dossier concernant la libération de la journaliste Giuliana Sgrena, s'apprêtent à suivre la même procédure que leurs collègues espagnols. Le 4 mars dernier, la journaliste était libérée après un mois de détention en Irak. Sa libération avait été le fruit d'un patient travail de médiation mené par le SISMI, le service de renseignements militaire italien. Nicola Calipari, le responsable du SISMI pour l'Irak, avait été l'architecte de l'accord conclu avec les ravisseurs (voir notre édition du 7 mars 2005). La négociation avait été tenue secrète vis-à-vis des autorités américaines. La Toyota Corolla avec à son bord la journaliste, qui venait d'être relâchée, avait été interceptée par une patrouille américaine qui avait ouvert le feu en tuant Nicola Calipari. L'enquête italienne, dont nous connaissons les conclusions, met à mal la version de l'Oncle Sam, qui avait justifié "la bavure" en indiquant que la voiture roulait à grande vitesse et que les agents du SISMI n'avaient pas respecté l'ordre de s'arrêter (...) |
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