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Otages
français: La piste des "services"
syriens Par
Enrico Porsia Jeudi
23 décembre 2004 |
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A
lire aussi: Affaire
Julia: les réseaux de
l'extrême droite couverts par
l'Elysée? Rouges-Bruns:
une nouvelle passerelle, via
Bagdad...
Quand
Didier Julia voulait faire libérer
Tarek Aziz Il semblerait en effet que la vérité exacte sur les tractations qui ont permis la libération des deux otages pose quelques petits problèmes, aussi bien du côté de Matignon que de L'Elysée. L'élargissement de Christian Chesnot et Georges Malbrunot serait officiellement du au long travail effectué par les services secrets militaires français. "Une quête patiente d'informations qui a donné ses fruits", s'efforce-t-on de préciser, sans jamais omettre que "ce patient travail avait été mis à mal, fin septembre, par l'intervention intempestive du député Didier Julia et de Philippe Brett, son représentant au Proche-Orient". La
vérité officielle se présente
ainsi. Qu'est-ce qu'ils ont bien pu demander alors? Et d'ailleurs, qui étaient-ils, exactement, ou plus précisément, qui contrôlait leur action? Autre question: quel intérêt y a-t-il à polémiquer sur la "rocambolesque aventure" du député Julia quand on se souvient que ce fut tout de même le Quai d'Orsay, qui l'aida à obtenir un visa pour se rendre en Syrie, le 30 septembre dernier? (Voir aussi notre édition du 6 octobre 2004). Un pays qu'il rejoindra dans un avion prêté par le président ivoirien Laurent Gbagbo... Essayons de comprendre. En septembre, le député de la majorité de droite, Didier Julia, proche de l'Elysée, et aussi de l'ancien Premier ministre Balladur, monte une opération. Son équipe est composée de Philippe Brett, un ex-commando de marine, pilote d'hélicoptères et nageur de combat, ayant été au service du numéro 2 du Front national, Bruno Gollnisch, et de Philippe Evano, professeur d'histoire et membre "historique" des "réseaux Foccart". Le premier octobre, Philippe Brett annonce, à l'antenne d'Europe1, que la libération des otages est imminente. Il prétend même que les otages sont avec lui... Mais rien ne se passe. Tout du moins, en apparence. Pourtant, Philippe Brett prolonge son séjour dans la capitale syrienne. Puis, le 8 décembre, on le retrouve soudainement à Abidjan, en Côte d'Ivoire. Ensuite, hier, le 22 décembre, il regagne encore Damas, via Paris (...) |
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