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Pour
justifier la guerre préventive afin de
s'approprier le précieux or noir irakien,
l'administration Bush n'a pas hésité
à utiliser toutes les armes de la
désinformation. Rappelons nous, le 28
janvier dernier, le président Bush, lors de
son discours à la Nation avait
affirmé: "Le gouvernement britannique a
appris que Saddam Hussein avait cherché
à se procurer d'importantes quantités
d'uranium en Afrique", première étape
pour développer un programme d'armement
nucléaire d'envergure... Aujourd'hui, nous
savons que les informations distillées par
l'hôte de la Maison-Blanche étaient
dépourvues de tout fondement, et cela
malgré le fait que le président US
continue à affirmer: "J'ai donné un
discours à la Nation qui avait
été approuvé par les services
de renseignement". Comme si la CIA était la
seule responsable des mensonges sortis tout droit
de la bouche de l'homme le plus puissant du monde.
Or,
cette version, qui voudrait que le petit Bush ait
été berné par ses propres
services, s'avère aujourd'hui, elle aussi,
être un énième mensonge. Un
mensonge derrière lequel se cache la
conseillère à la
Sécurité nationale, Condoleezza Rice.
Candidement, cette dernière a
affirmé, la semaine dernière, que la
CIA avait vérifié le discours du
président dans son
intégralité. "Si son directeur avait
dit: 'Retirez ceci du texte du discours', cela
aurait été fait. S'il y avait des
doutes sur les renseignements, ils n'ont pas
été communiqués au
président, au vice-président ou
à moi-même". Cette affirmation de la
conseillère à la
Sécurité US, n'est rien d'autre
qu'une fable supplémentaire. C'est le
Washington Post qui le démontre. Le
célèbre quotidien américain
relate, en effet, que la CIA avait informé
depuis au moins le mois d'octobre 2002 que les
informations en provenance de Londres relatives
à l'achat d'une grosse quantité
d'uranium par l'Irak émanaient d'un "dossier
contrefait". Un "dossier contrefait" qui avait
été fourni aux services secrets
britanniques du MI6, par le SISMI, les
renseignements militaires de la république
berlusconienne d'Italie.
Nous
avions déjà relaté comment
l'espionnage italien a eu un rôle actif lors
de la guerre d'Irak (voir
notre édition du 29 avril
2003),
et cela en complète contradiction avec la
Constitution du pays qui interdit toute
participation à une guerre d'agression.
Aujourd'hui, nous sommes en mesure de raconter
l'histoire, rocambolesque, du faux trafic de 500
tonnes d'uranium vers l'Irak. Une histoire qui a
donné à George W. Bush un argument de
taille pour convaincre son opinion publique de la
nécessité de déclarer une
guerre. Une histoire qui commence en février
1999 et qui, comme nombre d'histoires miraculeuses,
a comme cadre... le plein centre de Rome!
(...)
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