|
|
Depuis
l'éclatement de l'empire
soviétique, un flux de
technologie militaire, de know-how et
même de scientifiques ont
migré de l'ex-Urss vers
d'autres destinations; principalement
en Irak, Iran, Chine, Inde,
Corée du Nord...
Tandis
que les centres de recherche militaires
russes ferment ou sont transformés
en entrepôts pour marchandises
occidentales, des dizaines de milliers de
scientifiques ne sont plus payés
régulièrement depuis plus de
3O mois ou sont tout simplement
jetés à la rue. Et, quand
on sait qu'il y aurait 2500
spécialistes d'armement
nucléaire, 5000 en fabrication
d'armes et manipulation de
matériaux, et 12 à 15000 en
production d'uranium et plutonium
(Washington Post) qui pourraient, s'il ne
le sont déjà, être
concernés par le chômage...
on peut se dire que ca fait du
monde!
Selon
la commission Rumsfeld du Congrès
U.S. l'Iran aurait sûrement
bénéficié du
savoir-faire russe dans le
développement de son missile
à moyenne portée Shahab-3
comme pour le programme, actuellement en
cours, de missiles de longue
portée.
Serguei
Shumsky, physicien nucléaire
à l'institut Lebedev,
reconnaît avoir été
contacté par des "compagnies
moyen-orientales" qui lui proposaient
une collaboration informelle, mais faute
d'une offre financière assez
alléchante, il aurait
refusé. Pour l'instant.
Boris
Vinogradov, un des plus grands expert
de l'ex-industrie militaire
soviétique, (à l'origine
de la construction de la défense
antimissiles balistiques sur Moscou),
ne gagne que 100$ par mois, quand
il est payé, et il travaille dans
le centre de recherches militaires, un
immeuble de six étages au 80
Leningradsky Prospekt, à Moscou,
autrefois ultra-secret. Pour l'instant il
reste... mais au fur et à mesure
que l'immeuble se
"rétrécit", quatre
étages viennent d'être
sous-loués à des
importateurs chinois d'articles de cuir et
fourrure, la tentation augmente. D'autant
plus que des nos jours il ne faut
même plus se déplacer: on
peut vendre son savoir par fax et
internet. A condition d'avoir l'argent
pour payer les connections!
|
|