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Italie: le Pkk, la justice et la politique

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19 novembre 1998

Joschka Fischer, le ministre des affaires étrangères allemand, fait semblant de n'être même pas à connaissance d'un mandat Interpol délivré par son pays contre le chef du Pkk, et renvoie ainsi le "match de ping-pong" entre Rome et Ankara.

"Aucun gouvernement turque ne laissera sans riposte cette erreur" menace le premier Mesut Ylimaz. "L'Italie va être considérée comme un Etat terroriste", surenchérit son bras-droit Ecevit en réponse au président du Conseil italien Massimo D'Alema, qui avait exclu d'extrader Ocalan vers Ankara.

C'est dans ce contexte que Giuliano Pisapia, ex-président de la commission justice du parlement italien, et aujourd'hui avocat du leader kurde Abdullah Ocalan, a rappelé les principes du code pénal italien en matière de délit politique. "Notre code considère comme politique 'le délit commun déterminé en tout ou en partie par des motivations politiques'"

Dommage que la même considération n'ait jamais été appliquée aux militants révolutionnaires italiens des années soixante-dix.

Mais, comme l'explique Pisapia, dans le cas de Ocalan, "la politique ne doit pas entrer dans cette histoire; la loi est suffisante pour le protéger..." Ça veut dire quoi, Monsieur l'ancien président de la commission justice, que quand la politique italienne s'en mêle, la loi prévoit d'autres poids et d'autres mesures?

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