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Pourquoi
l'Italie a expulsé la
question kurde hors
d'Europe
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Soudainement,
le président du Conseil D'Alema,
qui a crû même pouvoir
résoudre la crise diplomatique en
se proposant d'assister au match de foot
entre l'équipe turque du
Galatasaray et la Juventus (sic!), fut
rappelé à l'ordre par
Washington. L'Oncle Sam,
domiciliant sa flotte en
Méditerranée sur la
péninsule italienne (depuis la fin
de la 2e guerre mondiale), rappela au
jeune rejeton de la post-gauche au
pouvoir, que la Turquie faisait partie
de la même Alliance
Atlantique...
Des
hommes d'affaires italiens
commencèrent aussi à faire
leurs comptes... Fiat, Benetton, Eni
(hydrocarbures), ainsi que Agusta
(hélicoptères
militaires), tout ce beau monde
signala au gouvernement que les
échanges avec la Turquie se
soldaient en 1997 avec un actif de 10.047
milliards de lires (5,2 milliards
eur). Snobbé par une Union
européenne si attentive aux futures
fluctuations de l'euro, ignoré
par l'Allemagne qui se garda bien de
réclamer le résistant kurde
(pourtant frappé par un mandat
d'arrêt made in Berlin), le vaillant
D'Alema, la peur au ventre et l'oeil au
portefeuille, changea rapidement
d'opinion...
De
résistant kurde, Abdullah Ocalan
se vit donc expéditivement
être qualifié de
"terroriste". A l'occasion, le Premier
italien nous montra ses aptitudes de
girouette.
Les
services secrets italiens se sont alors
chargés de refourguer au chef de la
résistance kurde son faux passeport
et de l'escorter discrètement dans
un avion privé vers on ne sait
quelle destination... Sûrement, hors
d'une Europe bien frileuse en engagements.
Amer, Ocalan ne pouvait que constater:
"Puisque les Européens ont
refusé de nous reconnaître,
il ne nous reste plus qu'à prendre
les armes."
"Je
ne sais pas où il se trouve et cela
ne me regarde pas " a promptement
déclaré D'Alema, l'impavide,
en rajoutant tout de suite "nous ne
faisons pas le même
métier..." (voilà pour
les ingénus qui croient encore que
la politique a quelque chose à voir
avec l'engagement sic!)
Du
droit d'asile à l'exil
forcé, comme palmarès de
faux-cul ce n'est pas si mal, monsieur le
président du Conseil italien!
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