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Kanaky:
mort d'un indépendantiste. Le dossier est
verrouillé A
lire aussi: Mort
suspecte d'un
indépendantiste Interview
d'Antoine Comte, avocat de la famille Ouckewen, par
Pierre Maillot Kanaky,
samedi 14 avril 2001 |
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Le
coup de poing à la figure et le coup de pied
au ventre reçus par Gérard Ouckewen
lors de son altercation avec Simon Loueckhote n'ont
"pas de lien direct et certain" avec son
décès survenu moins de deux heures
plus tard, à l'Anse Vata. Les
Nouvelles Calédoniennes, mercredi 28
mars 2001 Rappelons qu'Antoine Comte s'est illustré dans la révélation de l'affaire "des Irlandais de Vincennes" et qu'il est aussi en charge de la défense de François-Xavier Verschave, auteur du livre La Françafrique, poursuivi par trois dictateurs africains (voir notre édition du 19.02.2001). Au terme de votre voyage en Nouvelle-Calédonie, pouvez-vous faire le point sur le "dossier Ouckewen"? En premier lieu, il faut dire qu'il est inadmissible qu'une famille soit tenue à l'écart d'un dossier qui concerne un proche, mort dans des circonstances de violence constatées par de très nombreux témoins. Dans ces conditions, il n'était pas acceptable que le Parquet ouvre une information qui interdise à la famille de se constituer partie civile. Ce qui pourtant a été le cas: le Parquet a choisi de rechercher les causes de la mort, c'est une information qui ne permet pas à la famille de se constituer partie civile. Aussi nous avons décidé, avec la famille, de nous constituer partie civile, de déposer une plainte qui a été effectivement enregistrée au Tribunal de Nouméa mercredi dernier, plainte pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner et pour non-assistance à personne en danger, plainte, au demeurant, qui est de nature criminelle. On parle d'immunité parlementaire... Il
n'y a pas contrairement à ce qui a pu être
pensé et dit ici ou là d'immunité pour
un élu d'une assemblée quelle qu'elle soit,
ç'a été supprimé il y a
déjà quelques années. Il n'y a plus
d'obligation d'obtenir du bureau de l'assemblée une
autorisation quand une personne est poursuivie. Selon les informations rapportées par la presse locale, les deux médecins légistes ont rendu des conclusions "dédouanant" Monsieur Simon Loueckhote, pensez-vous qu'une contre-expertise soit nécessaire? Je ne
sais rien du constat qui a été dressé
par les médecins légistes pour la simple
raison, comme je l'expliquais, que la famille n'a pu
avoir accès au dossier, je ne sais pas qui a
été entendu comme témoin, je ne sais
pas quels ont été les constats des
médecins légistes et encore moins leurs
conclusions. Ce que nous en savons c'est ce que la presse
a pu glaner ça et là, c'est à dire
les éléments qui lui ont été
communiqués par le Parquet. Un rapport d'expertise
à la suite d'une autopsie ce n'est pas une ou deux
lignes, c'est une dizaine de pages, nous attendons de
voir cette dizaine de pages pour savoir de quoi il
retourne. Quelles sont les raisons qui vous ont conduit à accepter d'assurer la défense dans cette affaire? Lorsque l'Union Calédonienne m'a demandé d'assurer la défense de Gérard Ouckewen et de sa famille dans cette affaire, je dois dire que j'ai accepté parce que quinze jours après le 24 mars, la famille ne savait toujours rien. Cela n'est pas admissible et je pense que cela va être corrigé rapidement. A
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suspecte d'un
indépendantiste |
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