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Massacre
au Kosovo: où est la
manipulation?
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Il
existe au Kosovo un groupe de milice
paramilitaire pro-serbe,
dénommée la "Ligue pour le
changement". Ce mouvement est
dirigé par Momcilo Traikovic et
soutenu par le milliardaire
yugo-américain Milan Panic. En
décembre déjà, c'est
eux qui avaient bloqué les routes
autour de Pristina en se déclarant
prêts à "organiser leur
propre défense". Etaient-ils
présents à Racak au moment
du massacre? En attendant les
résultats de l'autopsie de la
quarantaine de corps, immédiatement
confisqués par le pouvoir de
Belgrade, touts les doutes sont
permis.
Voici
dix ans déjà, cela se
passait à Timisoara.
Rappelons-nous. Le régime Ceausescu
venait d'être condamné
à mort par une partie de sa police
secrète qui "conspira contre
elle-même". Le spectacle des
cadavres, le charnier de Timisoara,
était retransmis en direct par les
télévisions de la
planète terre comme LA preuve des
atrocités du vieux
régime. Seulement, ce que nous
tous avions vu à l'écran
comme la démonstration non
équivoque de LA
vérité était en fait
une pitoyable... mise en scène.
Ce faux historique en direct,
était néanmoins
authentifié par le sceaux
"incontestable" de l'industrie de
l'information.
Samedi
15 janvier, à Racak en Kosovo,
il y a eu un massacre. Là dessus
point de doute. Selon les informations
recueillies par notre correspondant et
spécialiste des Balkans, Maxims
(édition de lundi), nous avons
publié un
article d'information et
d'analyse
sur cette horrible tuerie. Deux jours plus
tard, mercredi 20/01/99, les
témoignages de deux journalistes de
la télévision Associated
Press TV (APTV) sur place au moments des
faits (côté serbe)
contredisaient la version (reprise par
toute la presse internationale) d'un
massacre perpétré froidement
par les sbires de Milosevic. Est-ce que
nous nous trouvons face à une
sordide manipulation médiatique?
Nous
croyons que non. Et nous revendiquons les
informations que nous avons publié.
Les reporters d'APTV, qui travaillaient
côté serbe, montrent des
images d'un village vide au moment de la
progressions des forces de Belgrade.
Serait-ce la preuve irréfutable
qu'ils n'y avait plus de civils sur place?
A cette question nous répondons par
un non clair et net. Sans jeter la pierre
aux confrères APTV nous nous
permettons de signaler à nos
fidèles lecteurs que n'importe
quel photographe, ou cameraman, pourrait
cadrer un angle des
Champs-Élysées en plein
samedi après-midi en le montrant
désespérément
désert.
Comme
le suggère donc judicieusement
"Libération" (21/01/99) ils serait
plus que souhaitable que le film en
question soit authentifié. Par
qui?
Par
contre, selon un témoignage
publié par le quotidien albanais
"BOTA SOT", un jeune garçon de
12 ans, rescapé du massacre et
neveu d'une des victimes, raconte que
"à mon oncle, il lui ont
tiré dans le ventre, et
après il lui ont coupé la
tête". Le récit se
poursuit en précisant que les
tueurs, habillés en noir, portaient
des masques anti-gaz et s'exprimaient en
albanais, avec un accent serbe. Or, les
Serbes qui ne vivent pas au Kosovo... ne
parlent pas l'albanais... à la
différence des nervis de la "Ligue
pour le changement". Et faire parler
les morts ne leur rendra pas la
vie.
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