|
|
|
Exodus
interdit! Milosevic emprisonne
les derniers
Kosovars
|
Tout
le dossier
Mercredi
7 avril 1999
|
Cette
nuit, à partir de trois
heures, des milliers de
réfugiés kosovars se
pressaient au poste de frontière de
Morin (sud-ouest du Kosovo) en
espérant d'arriver à
s'enfuir en Albanie, quand ils se sont
vus refouler par l'armée Serbe.
Belgrade venait de fermer la
frontière albanaise.
Le
boucher Milosevic a
décidé maintenant de
jouer sur deux tableaux: d'un
côté il a fait un geste vers
l'Otan, en proposant une diversion
diplomatique sous forme de trêve
pascale et en manifestant l'intention de
libérer les trois militaires
américains prisonniers et, de
l'autre, il kidnappe ce qui reste
encore de la population albanaise au
Kosovo.
Après
avoir "déporté le destin"
de milliers de réfugiés sous
la responsabilité de la
communauté internationale,
après avoir démontré
l'inexistence de l'armée de
libération du Kosovo,
Milosevic s'est permis de tendre la
main à l'Otan en esquissant la
tentative de résoudre cette guerre
avec "deux gagnants."
A
l'Alliance atlantique le droit de
rester entre l'Albanie et la
Macédoine et aux régime de
Belgrade de jouir du statu quo. Face
au refus des Occidentaux, qui
prônent, même si avec des
ardeurs assez divergents...(sic!),
l'intensification de l'offensive, le
dictateur serbe a répliqué
en prenant en otage la population
kosovare encore sous ses griffes...
autant de civils que son régime
pourrait utiliser comme boucliers
humains lors des prochaines offensives
de l'Otan. D'autant plus que les
Alliés ont accepté l'envoi
par Washington des
hélicoptères
"Apaches", les tueurs de chars, qui
ont aussi la particularité de
faire partie de la logistique de l'U.S.
Army: l'armée de -Terre!-...
et que, le secrétaire
général de l'Otan, Javier
Solana, devait déclarer dans
une interview a "El Pais" que le plan
d'intervention des forces terrestres
alliées est déjà
prêt, il suffit le feu vert des
pays de l'Alliance et: en avant les
fantassins!
Les
Kosovars ont tout perdu.
Milosevic les a tués,
violés et
déportés avec violence.
Les pays de l'Otan se sont
démontrés divisés sur
"l'opportunité de leur offrir un
hébergement". Les
autorités macédoniennes,
qui craignent leur installation dans le
pays, les ont accueillis comme du
bétail, tout en essayant d'en tirer
profit en implorant des injections de
crédits à l'Otan et à
la Communauté Européenne.
Même la Turquie, qui dans un
élan de
générosité a
envoyé les premiers avions avec une
offre d'asile, leur a destiné un
lieu de séjour de choix: dans la
république (autoproclamée)
turco-chipriote qu'Ankara occupe
depuis 1974. Ici, l'endroit de
"rêve", qui leur réserverait
la "délicatesse" ottomane serait
le village fantôme de
Varosha, non loin de Famagosta,
où les gréco-chipriotes,
qui occupent l'autre côté de
l'île, espèrent revenir...
depuis 25 ans!
|
|