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Amnistie
pour les insurgés de novembre Mercredi
14 décembre 2005 |
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La direction de la Ligue Communiste Révolutionnaire s'apprête à lancer une pétition intitulée "Appel pour une amnistie des révoltés de novembre", un texte qui pointe justement que: "Durant les trois semaines de révolte du mois de novembre, les condamnations qui se sont abattues sur les révoltés des banlieues, ou présumés tels, ont été prononcées dans un climat de surenchère médiatique et politique. Beaucoup d'observateurs présents aux audiences, d'avocats et de journalistes ont noté la lourdeur des peines (3 mois ferme pour avoir montré ses fesses!) et l'identification hasardeuse des 'coupables'. Des jeunes qui ont toujours vécu en France sont menacés d'expulsion. Les défauts habituels d'une justice à la chaîne on été ici gravement multipliés". Le texte appelle en sa conclusion à une amnistie pour les condamnés au titre des troubles sociaux de novembre en soulignant: "Nous pensons, nous, qu'un signal de solidarité doit être adressé aux cités pour sortir de cette spirale d'une stigmatisation soi-disant destinée à les protéger, et qui a pris le visage d'une loi coloniale et du couvre-feu". Le problème qui se pose à de nombreuses personnes prêtes à signer un texte de solidarité avec les condamnés de novembre et décembre, est la liste nominative des premiers pétitionnaires, ceux qui les appellent à cette action. Aux côtés de Alain Krivine et Olivier Besancenot figure le nom d'un militant d'une ultra-gauche dévoyée, Serge Quadruppani, justement qualifié de "discrètement révisionniste" dans le livre "Les Assassins de la mémoire" de Pierre Vidal-Naquet. On peut discuter du terme "discrètement" quand on se souvient de ce que Serge Quadruppani déclarait par exemple dans son livre "Le catalogue du prêt-à-penser", à propos de l'existence des chambres à gaz: "Si je n'ai pas d'opinion, c'est parce que je n'ai pas le choix. Tant que l'une des deux opinions n'aura pas droit de cité, je me refuserai à croire entre les deux" (page 317). Un type d'argumentation repris, quelques années plus tard, par Roger Garaudy et réactivé par Bruno Gollnisch.
Il est d'autant plus surprenant qu'aujourd'hui, le dirigeant historique de la LCR, qui ne peut ignorer aucun de ces faits, se prête à ce qui s'apparente à une opération de blanchiment historique. Pour une bonne intelligence du parcours de Serge Quadruppani, on peut utilement consulter cet article disponible sur le web depuis le printemps 2004 et qui se base sur des documents irréfutables proposés en fac-similés. |
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