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Côte
d'Ivoire: Qui a donné l'ordre de bombarder
Licorne? Par
Raphaël Gardel Mercredi
24 novembre 2004 |
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A
lire aussi: De
la Françafrique à la
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le dossier - Danger sans limites: le
nouveau désordre
mondial En riposte au bombardement de Bouaké, Jacques Chirac en personne, ordonne la destruction de toute l'aviation militaire ivoirienne. Dès que la nouvelle se propage à Abidjan, c'est l'émeute. "L'humiliation infligée au peuple ivoirien par la France... L'action de la France rappelle les vieilles méthodes coloniales", affirme le présentateur des informations de la radiotélévision ivoirienne. "Les Ivoiriens restent mobilisés contre les forces du mal". Les leaders des jeunes patriotes appellent à marcher sur l'aéroport et le camp du 43e Bataillon d'infanterie de marine. Des chars français se positionnent à proximité de la résidence du président Gbagbo. Des accrochages opposent militaires français et militaires ivoiriens, militaires français et civils ivoiriens. "Face à 2.000 jeunes déchaînés, il a fallu montrer sa force. Pour éviter les coups de machette, les soldats ont dû ouvrir le feu", témoigne un militaire français dans Paris-Match. Combien y a-t-il eu de morts? "64 jeunes ivoiriens sont morts et 1.300 ont été blessés", affirme-t-on côté Gbagbo. Plus de 8.000 Français ont quitté le pays entre le 10 et le 18 novembre. C'est une évacuation générale. Une fuite désordonnée, chaotique. "Dans le contexte actuel, oui, on peut dire que la France a perdu la Côte d'Ivoire", résume sans détours, au Figaro, l'employé d'une grande entreprise française expatrié à Abidjan. Comment en est-on arrivé là? Que s'est-il réellement produit dans ce récent chapitre de la longue histoire coloniale qui lie la France à sa vitrine en Afrique A son ancienne vitrine Le 3 novembre, Jacques Chirac s'entretient téléphoniquement avec Laurent Gbagbo. Le président français a été informé de l'offensive que préparent les troupes de Gbagbo contre les "rebelles". Chirac avertit le président ivoirien qu'une telle action constituerait une rupture des accords de Marcoussis (...) |
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