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En
date du 14 janvier 2004, la cour d'appel du
tribunal correctionnel de Paris a condamné
amnistia.net pour diffamation à
l'encontre de Gérard Delteil en raison d'un
article de Didier Daeninckx intitulé "Le
préfet de police préside, à
son insu, un prix littéraire
truqué" paru le 5 novembre 2001. Dans
cet article, la sincérité de
l'attribution de ce prix à Gérard
Delteil était mise en doute. C'est la
première fois que notre site qui combat
l'extrême droite, le négationnisme,
est condamné. Il l'a été
à l'initiative d'un écrivain qui se
réclame de l'extrême-gauche et qui
nous réclamait 45.000 euros de dommages et
intérêts. Le tribunal a fixé
l'amende à 5.000 euros ce qui met notre
publication en danger. En effet, celle-ci est
exclusivement financée par nos lecteurs.
Nous refusons toute annonce publicitaire et toute
subvention.
La
vérité telle qu'elle est
établie aujourd'hui par la justice est donc
que les choses se sont déroulées de
manière régulière pour
l'attribution du prix à Gérard
Delteil.
L'article
premier du règlement du Prix du Quai des
Orfèvres souligne que les manuscrits
présentés doivent être
anonymes. C'est même, selon le site des
éditions Fayard, propriétaires et
exploitantes de ce prix, la principale de ses
originalités.
Ainsi
que Gérard Delteil l'a écrit et
confirmé à la barre du Tribunal, les
éditions Fayard lui ont demandé
d'écrire l'un de ces manuscrits anonymes.
Gérard Delteil précise même
qu'à cette fin, les éditions Fayard
l'ont "tanné" pour qu'il livre son
"Quai des Orfèvres". Le Grand Robert donne
pour éclairer le sens de "tanner" les
synonymes "ennuyer, fatiguer, tourmenter".
Gérard Delteil précise tout de
même que personne ne l'y a obligé
"avec le couteau sous la gorge".
Les
éditions Fayard ont bien fait d'insister de
cette manière auprès de leur auteur,
puisqu'il en a résulté un manuscrit
anonyme d'une telle qualité qu'il a
très normalement obtenu, quelques mois plus
tard, le convoité Prix du Quai des
Orfèvres pour l'année 1993 qui fut
marquée par le retour aux affaires de
Charles Pasqua. Personne ne peut prétendre
que la confidentialité requise pour ce prix
a été éventée, et cette
décision de justice permet aux citoyens de
mieux comprendre la notion complexe de
"manuscrit anonyme".
Nous
rappelons que ce Prix a pour but, selon son
créateur monsieur Jacques Catineau, de
rapprocher écrivains, policiers, magistrats
et avocats et nous félicitons monsieur
Delteil d'être un artisan de cette recherche
de proximité.
Ceci
est d'autant plus méritoire quand on sait
que le lauréat ne cesse de proclamer son
attachement à une extrême-gauche
intransigeante, et qu'il n'hésitait jamais
à condamner les exactions policières,
à critiquer la magistrature même quand
Charles Pasqua était aux
affaires.
Nous
profitons également de cette occasion pour
lui renouveler nos félicitations pour
l'obtention du Prix de la Gendarmerie Nationale. Un
malheureux hasard veut que ce prix baptisé
Moncey, (en hommage à un
général napoléonien), lui a
été remis quelques semaines
après l'exécution du leader kanak
Eloi Machoro par un tireur d'élite de cette
même gendarmerie nationale. (voir
notre article: "Quand les gendarmes draguaient
les auteurs de polars").
La
loi ne nous permet pas de faire appel à la
solidarité financière de nos
lecteurs, mais il est possible de s'abonner ou de
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