Le succès mondial de Second Life a attiré des grandes entreprises, pensant que d'y faire de la publicité aurait attiré des millions d'internautes. Or, ce n'est pas le cas. C'est Michael Donnelly, directeur du marketing interactif de Coca-Cola, qui a découvert le pot-aux-roses. Dans le numéro d'août 2007 du magazine spécialisé Wired, il raconte qu'il a créé un avatar et s'en est allé faire un tour dans le monde virtuel, pour se rendre compte des possibilités d'investissement. Il a d'abord cherché d'autres grandes marques comme la sienne. "Il n'y avait personne autour. Désert. Je n'ai vu personne. Je me sentais comme dans le film Shining" - raconte-t-il - "mais j'ai néanmoins décidé d'y mettre un peu d'argent. Mon job, c'est d'investir là où on ne l'a jamais fait". C'est vrai que sur Second Life, il est impossible de voir une vraie foule. Créé par une start-up désargentée utilisant des machines d'un autre âge, le monde virtuel est fait de milliers de "régions" déconnectées, chacune gérée par un processeur qui ne peut supporter que 70 avatars à la fois. S'il y en a plus, certains disparaissent, ou l'île, tout simplement, s'évapore. Pour visiter d'autres "régions" il faut lancer une recherche et se téléporter. Mais cela
n'explique pas tout. La première impression de vide
de Michael Donnelly a été juste: le
"Pavillon de la soif" de Coca-Cola n'a reçu que 27
visites par jour, au mois de juin 2007. Ce n'est pas
beaucoup, si on considère que lors de l'organisation
d'un concours sur Google Vidéo, Coca-Cola a eu plus
de cinq millions et demi de vidéos
vues(...) Cet
article(630
mots, 3.700 signes)est
payant(sauf
pour les
abonnés:
cliquez ici)
|
||||||||||||||||