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"La
grande braderie à l'Est"
apparaît sur le catalogue
de Le Temps des Cerises sans
mention du nom des auteurs qui
pourtant figurent sur la
couverture de l'ouvrage.
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La
maison d'édition Le Temps des Cerises,
présente au Salon du Livre de Paris, compte
600 titres à son catalogue.
Selon la présentation qui en est faite sur
son site,
"Le
Temps des Cerises a été
créé en 1993 à l'initiative
de 33 écrivains qui voulaient ouvrir un
espace d'expression, hors des sentiers battus de
la pensée dominante. En choisissant comme
nom le titre de la chanson de Jean-Baptiste
Clément, ils voulaient indiquer à
la fois leur attachement aux idéaux de la
Commune et à une certaine tradition de
poésie populaire, le plus souvent
occultée".
La
référence à la Commune et
à l'occultation de l'histoire prend une
résonance particulière lorsque
l'on constate les précautions et la
manière clandestine dont a été
publié un des plus récents ouvrages
du Temps des Cerises.
Le
livre en question, "La grande braderie à
l'Est" apparaît sur le catalogue sans mention
du nom des auteurs qui pourtant figurent sur la
couverture de l'ouvrage.
Cette
discrétion inhabituelle tient
vraisemblablement au fait que l'un des auteurs se
situe à l'opposé des idées
généreuses de Jean-Baptiste
Clément et de la sensibilité au
message humaniste de la poésie
populaire.
Cet
auteur, recyclé par le Temps des Cerises,
est surtout connu pour avoir prononcé cette
phrase dépourvue de toute
ambiguité:
"Je
crois qu'effectivement les chambres à gaz
n'ont pas existé; un certain nombre de
vérités de l'histoire officielle
ont fini par être
révisées".
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Le Monde du 30 juin 1981 relate les propos
que Claude Karnoouh a tenu devant la 17e
chambre correctionnelle de Paris en
défense de Robert Faurisson.
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Il
s'agit de Claude Karnoouh, chercheur au CNRS, qui
intervenait alors, en juin 1981, devant la
17ème chambre correctionnelle du palais
de justice de Paris, comme témoin du chef de
file des négationnistes français,
Robert Faurisson,. Il faisait alors partie de la
petite bande qui autour de Serge Thion menait cette
offensive violemment antisémite.
Par
la suite, Claude Karnoouh n'a cessé
d'être un habitué des colloques de la
Nouvelle Droite d'Alain de Benoist, en compagnie de
nombre de gens du Front National de la tendance
païenne comme Pierre Vial. Il a
participé récemment à un livre
d'hommage au gourou de cette officine
d'extrême-droite avant de se voir remercier
par de Benoist qui lui a dédié une
série de textes de conférences. On a
retrouvé Claude Karnoouh sur toutes les
pétitions manipulées par la
Nouvelle-Droite, celle qui, sous couvert de
prôner la paix dans les Balkans, par exemple,
fonctionnait comme un soutien à Slobodan
Milosevic. Celle plus récente demandant la
libération immédiate des sbires de
Saddam Hussein (voir notre article Rouges-Bruns:
une nouvelle passerelle, via
Bagdad...).
Il
n'est pas très étonnant de retrouver
sur ces listes de signatures les noms de certains
dirigeants des éditions Le Temps des
Cerises et celles de tout le fonds de sauce de
la droite extrême. Plus récemment,
Claude Karnoouh s'est fait élire à la
direction du Réseau Voltaire, en compagnie
du co-auteur de son livre au Temps des Cerises,
Bruno Drewski. (Voir notre article La
fin du Réseau Voltaire
)
En
1996, les éditions Le Temps des Cerises
s'apprêtaient à publier un ouvrage de
Roger Garaudy quand éclata le scandale
de l'adhésion de l'ex-dirigeant communiste
au combat négationniste.
Le
comité de direction de la maison
d'édition décida alors d'ajourner
cette publication pour ne pas cautionner la
dérive antisémite de
Garaudy.
Dix
années plus tard les choses ont
évolué. Dans le mauvais sens,
puisque, en catimini, un Karnoouh peut venir, en
toute impunité, se nicher dans un nid de
cocos.
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