|
Faurisson:
"Merci Karnoouh, Rittersporn, Thion et les
autres
"
|

|
|
|
Remerciements
de Robert Faurisson à ses
soutiens, dans les Annales
d'histoire
révisionniste.
.
|
|
|
|
A
la parution de notre article, les responsables de
la maison d'édition, pris la main dans le
sac, ont réagi comme réagissent
souvent les amis de Claude Karnoouh: en
négateurs de la réalité.
Nos informations étaient erronées,
nous affabulions! Pas de preuve à l'appui,
pas de réfutation argumentée, non: de
l'indignation, des mots ronflants, des cris
offusqués, l'air du complot
"Pas nous,
pas ça!".
La
petite entreprise de Francis Combes se faisait
également l'écho de menaces:
"l'auteur mis en cause, qui a fait toute sa
carrière comme universitaire et chercheur au
CNRS (et dont les grands-parents, juifs, sont morts
en déportation) a donc décidé
de porter plainte pour diffamation".
Quelques
jours plus tard, l'épouse de Jean-Jacques
Karman, conseillère municipale
d'Aubervilliers, distribuait un tract de même
teneur émanant de la Gauche communiste,
le groupuscule dirigé par son mari, dans
lequel il était confirmé que Claude
Karnoouh s'était porté en
justice.
La
rédaction d'Amnistia.net est bien
placée pour savoir qu'un titre de "chercheur
au CNRS" n'est pas une garantie absolue de
probité intellectuelle. C'est en grande
partie grâce à nos
révélations que Serge Thion, le
principal animateur de sites négationnistes
français, a été
révoqué du CNRS où il
officiait depuis vingt ans. D'ailleurs, Serge Thion
témoignait lui aussi en faveur de Robert
Faurisson aux côtés de Claude
Karnoouh, dès 1980, en mettant en avant,
comme Claude Karnoouh, sa qualité de
chercheur au CNRS. Robert Faurisson ne
lésine pas sur les remerciements à sa
garde rapprochée dans le numéro 7 des
Annales d'histoire révisionniste, au
printemps 1988:
"En
France, j'affrontais une si puissante coalition
d'intérêts divers que, sans Pierre
Guillaume et ses amis, j'aurais
été écrasé. Parmi
ses amis, j'ai une dette particulière
à l'égard de Serge Thion, de
Michèle Noël, de Jacob Assous, Denis
Authier, Jean-Gabriel Cohn-Bendit, Maurice Di
Scuillo, Jean-Luc Redlenski, Gabor-Tamas
Rittersporn, CLAUDE KARNOOUH, (souligné
par nous, ndlr) Jean-Louis Tristani, José
Benhamou, Marc R. (
)".
Signalons,
pour mémoire, qu'avec Serge Thion et Claude
Karnoouh, figure le nom d'un troisième
chercheur au CNRS, Gabor-Tamas
Rittersporn.
D'autre
part, il est absolument indigne de la part du Temps
des cerises d'utiliser l'argument de l'ascendance
juive de Claude Karnoouh alors que lui-même
s'en détache comme le prouve le texte
suivant quand, en avril 2005, il évoque ses
grands-parents:
"Ils
ne sont pas morts pour construire Israël,
ni pour justifier la guerre en Irak, ni pour
légitimer le meurtre des enfants
Palestiniens... Ils sont morts soit parce qu'ils
étaient communistes, soit parce qu'ils
n'étaient rien, c'est-à-dire une
non-valeur pour un système politique qui
déterminait la valeur biologique des
gens".
On
remarquera, et c'est une clef pour lire ce type de
prose, que les siens "sont morts", quand le mot
"meurtre" n'apparaît que pour les "enfants
palestiniens".
Chiche?
Un
an plus tard, le 4 avril 2006, Claude Karnoouh ne
prétend plus que ses proches seraient
morts "parce qu'ils n'étaient rien"
lorsqu'il écrit:
"...
Si j'étais le négationniste de
l'Holocauste, alors je devrais dire que les
parents de ma mère tués en Pologne
ne l'ont pas été du simple fait
qu'ils étaient juifs. Ce serait pure
folie de ma part et une injure à
présentement feue ma très vieille
mère. La second fait plus légal,
c'est que la loi Fabius-Gayssot étant
rétroactive si j'avais été
le négationniste que "les bonnes
âmes" affirment, j'eusse été
condamné pour ce fait-là, or, je
n'ai jamais été condamné et
pour cause, et non seulement je n'ai pas
été condamné, mais j'ai
continué à faire toute ma
carrière tant au CNRS (pendant 14 ans
1981-2005), et même détaché
par ce même CNRS (1991-2003) comme
"visiting professor" de philosophie politique
à l'Université de Cluj (Roumanie)
où, à la rage des anciens
pseudo-communistes reconvertis dans le pire des
néo-libéralismes, j'ai, entre
autre chose, repris des cours sur Marx...".
(courriel adressé à la
rédaction d'amnistia.net le 4 avril
2006).
Il
ment par contre en prétendant que la loi de
1990 réprimant le négationnisme
(qu'il prend soin de nommer "Fabius-Gayssot" comme
le fait toujours la presse d'extrême-droite
pour donner à cette loi un air de complot
"judéo-bolchévique"), serait
rétroactive, et que ses propos de 1980,
s'ils avaient été
considérés comme
négationnistes, auraient pu être
attaqués en justice. Faux, la loi Gayssot
n'a jamais été rétrocative,
elle n'a jamais dérogé aux principes
républicains. Le dernier cas de
rétroactivité d'une loi, en France,
date de Vichy, du temps des Sections
Spéciales. Et il suffirait que Claude
Karnoouh reproduise aujourd'hui sa
déclaration de 1980, dans les mêmes
termes, pour qu'il reçoive
immédiatement le démenti de ses
affirmations. Chiche?
Malgré
toutes nos recherches, il nous a été
impossible de trouver un texte où Claude
Karnoouh reviendrait sur ses affirmations
concernant l'existence des chambres à
gaz, déclarations contemporaines de
l'offensive négationniste. Nous avons juste
mis à jour une lettre adressée
à la revue La Nouvelle Alternative
dirigée alors par son ami Bruno Drewski,
(autre auteur du Temps des cerises et dirigeant du
Réseau Voltaire), dans laquelle Karnoouh ose
affirmer, évoquant Robert
Faurisson:
"S'il
est vrai qu'à un certain temps j'ai,
comme Noam Chomsky, plaidé pour la
liberté d'expression contre les
procès d'opinion, et ce pour quelqu'un
dont je ne partageais pas l'essentiel des
opinions (quoiqu'il en dise aujourd'hui) , il
est faux, voire mensonger d'affirmer que le long
essai que j'ai écrit à cette
occasion, De l'Intolérance, et que votre
lecteur rappelle, j'ai pu à un moment
quelconque, nier le génocide des juifs
pendant la Seconde Guerre mondiale".
Il
faut avoir une certaine pratique des textes de la
secte faurissonnienne pour déceler les
glissements qui permettent un tel aplomb dans le
mensonge.
A
lire, la troisième partie:
-
"La vulgaire cabane du Struthof"
-
Karnoouh plagié par Le Pen!
L'intégralité
de l'article est
disponible en version html dans l'espace
abonnés,
et
en version PDF dans notre journal n°72.
Abonnez-vous!
-
Première
partie
- Faurisson: "Merci Karnoouh, Rittersporn, Thion et
les autres
"
- Chiche?
-
"La vulgaire cabane du Struthof"
-
Karnoouh plagié par Le
Pen!
|