|
|||
|
Lyon
III va-t-elle laisser Gollnisch reprendre ses
cours? Lundi
29 novembre 2004 |
|
Devant ce nouveau scandale, la direction de l'Université s'était contentée d'une mesure conservatoire, la suspension de Gollnisch pendant un mois. Ce dernier s'était aussitôt écrié qu'il s'était exprimé en qualité d'élu en non de professeur et que cette suspension était nulle et non avenue. Remarquons que Bruno Gollnisch pourrait être qualifié d'élu de son université, si l'on se souvient qu'il doit sa présence sur les listes électorales lyonnaises à un domicile fictif fourni justement par l'université Lyon III. Ce rattachement frauduleux, révélé par le Cercle Marc Bloch, fait d'ailleurs l'objet d'une enquête diligentée par le préfet du Rhône. Le procureur général de Lyon vient de son côté d'ordonner des "poursuites pour contestation de crimes contre l'humanité" à l'encontre du numéro 3 du Front National, tandis que dans une déclaration dépourvue de toute ambiguïté, le recteur de l'Académie, monsieur Alain Morvan, estime "qu'il serait fâcheux que le nécessaire respect des formes conduise à des comportements dilatoires qui risqueraient fort d'être interprétés comme l'expression d'une complaisance troublante vis-à-vis des faits reprochés. Dans le même esprit, il serait impensable que l'intéressé dispense de nouveau ses enseignements au terme de la suspension dont ceux-ci ont fait l'objet le 26 octobre 2004" et renouvelle son souhait de voir Bruno Gollnisch révoqué de l'université Lyon III. Cette dernière semble de nouveau vouloir jouer la montre, et attendre que la justice se prononce sur le cas Gollnisch dans plusieurs mois. La stratégie du parapluie. Et c'est au moment où l'inanité du rapport Rousso éclate de manière manifeste, que l'historien qui lui a donné son nom se livre à des déclarations inconsidérées dans Lyon Mag, une feuille très contestée de la droite dure. Alors qu'il y a peu, il remerciait Bruno Gollnisch de sa collaboration à son enquête, Henry Rousso se dit surpris d'avoir été l'objet "d'attaques aussi violentes. Surtout de la part de Bruno Gollnisch". Mais, fidèle à la ligne générale de son étude, il ne peut s'empêcher, quelques lignes plus loin de se livrer à une diatribe diffamatoire contre l'ancien président de SOS Racisme, Malek Boutih. Dans une lettre à Jack Lang, Malek Boutih avait émis des doutes sur la capacité de cette commission à analyser la situation lyonnaise, doutes aujourd'hui largement confirmés. Henry Rousso n'hésite pas à affirmer à Lyon Mag que Malek Boutih: "s'est aligné sur la position de négationnistes qui ont condamné le principe même de ce rapport". Puis il accuse les associations antiracistes "de manipuler la vérité", de manipuler "les journalistes, notamment ceux de Libération dès la fin des années 90". Les dérapages de Henry Rousso, sa hargne à l'endroit de tous les militants qui se battent pied à pied contre les Gollnisch, les Plantin et tous ceux qui les soutiennent, commencent à irriter jusque dans les bureaux du ministère de l'éducation. Dernier signe en date, son rapport a été discrètement retiré du site internet de la rue de Grenelle. |
|
|
Abonnez-vous
au site Amnistia.net (accès direct à
tous les articles) et recevez, chaque mois, notre
journal Les Enquêtes interdites
(format PDF). |
|