©www.amnistia.net

Abonnez-vous à Amnistia.net


Dieudonné et ses fans du FN

Jeudi 21 décembre 2006



On pouvait croire, il y a quelques années, que c'était du second degré...


Le Monde, comme Libération du 20 décembre 2006 rapportent l'étrange inventaire des personnages présents au spectacle de Dieudonné au Zénith.




A l'usage des naïfs, sur son site officiel Dieudonné continue à faire la promotion de ce qu'il était...

A lire aussi:

Alain Soral: Le sous-Marine du Front National

Antisémitisme: Dieudonné condamné, ses amis en rajoutent...

Dieudonné, le comique tripier

L'affaire Robert Faurisson, faux et usage de faux

La fin du Réseau Voltaire

Tout le dossier "Menaces fascistes"

Tout le dossier "Négationnistes: les Eichmann de papier"

.



Lundi 18 décembre 2006, le spectacle de Dieudonné au Zénith résonnait comme une confirmation de ce que l'équipe d'Amnistia.net écrit depuis de nombreuses années sur les collusions entre certains milieux faussement radicaux et la mouvance néofasciste.

Pendant deux heures, l'ancien comique s'est démené sur scène pour faire revivre les derniers jours d'Hitler, avant de saluer le combat du négationniste Robert Faurisson de retour de Téhéran où il participait à une rencontre antisémite en compagnie de nazis américains affiliés au Klu-Klux-Klan. Pour finir, Dieudonné a laborieusement contourné la loi Gayssot avec des sketchs évoquant les chambres à gaz, son obsession depuis maintenant plusieurs années.

Sur les gradins, on s'esclaffait, comme aux saillies de Jean-Marie Le Pen lors de ses meetings. Le dirigeant du FN, dûment invité, avait délégué son épouse dont le dentier lançait des éclats, sous les projecteurs.

Aux côtés de Janny Le Pen, on pouvait reconnaître Bruno Gollnisch qui est devenu un intime de Dieudonné depuis que celui-ci lui a apporté son soutien dans une affaire de négationnisme sur laquelle le tribunal de Lyon doit prochainement statuer.

Un peu plus loin, se tenait le messager principal entre le FN et l'entourage de Dieudonné, Frédéric Chatillon, ancien dirigeant du GUD, milice d'extrême-droite. Puis on distinguait le philosophe agité Alain Soral. Dans les années 90, alors adhérent du PCF, il participait déjà à un projet de rapprochement des deux rives en animant La Lettre écarlate, un brûlot rouge-brun édité par la Fédération de Paris du PCF et la bande de l'Idiot International.

On pouvait alors croiser dans ces murs un dirigeant du journal Présent ainsi que Thierry Séchan, frère de Renaud, parrain de Ras l'Front qui, quelque temps plus tard, sera éditorialiste de Minute et invité permanent de Radio-Courtoisie. Un précurseur.

Le carré des VIP du Zénith accueillait également Thierry Meyssan, autre pourfendeur du FN avec son Réseau Voltaire. Oubliées les enquêtes sur le DPS, le service de sécurité des lepénistes. Ce soir-là, Thierry Meyssan faisait ami-ami avec Bruno Gollnisch après avoir serré contre son cœur les dirigeants du Hamas, du Hezbollah, ceux de la révolution islamiste iranienne ou du régime syrien.

Cet inventaire ne serait pas complet sans la présence d'un rescapé des prétoires qui n'a pas craint de venir montrer ses escarpins au milieu de toutes ces bottes: Roland Dumas. On plaisantait autour de lui en disant qu'il était un peu seul, que Georges Frêche et Pascal Sevran avaient dû lui poser un lapin...

Plus sérieusement, on se souvenait de ses amitiés avec l'un des piliers du régime syrien, le général Tlass, dont la fille fut l'une de ses très proches. Ce général fut près d'obtenir un doctorat d'Etat à l'Université Paris VIII, une thèse de géographie sous la direction de Yves Lacoste. Quelques jours avant de défendre son doctorat, il eut l'imprudence de traiter les Palestiniens de "putains", et l'on retrouva alors des séries de textes antisémites signés de son nom. L'Université annula la soutenance.

Ce lundi 18 décembre, Roland Dumas assistait à la soutenance de Dieudonné: un doctorat en ignominie. Mention très bien selon le jury.









Abonnez-vous au site Amnistia.net (accès direct à tous les articles) et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Abonnements: 4 euros 15 jours | 18 euros 3 mois | 50 euros 1 an


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation réservés
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une