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Raymond
Barre, ancien maire de Lyon: "Gollnisch est
sympathique" Vendredi
4 février 2005 |
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Plusieurs dizaines de militants anti-fascistes, qui considèrent qu'un militant d'extrême-droite minimisant la réalité des exterminations nazies n'a rien à faire dans cette enceinte, manifestaient pacifiquement quand la garde rapprochée de Bruno Gollnisch les a violemment agressés sans même se soucier de la présence des caméras de télévision. Des injures antisémites ont été proférées, des coups assénés, et quatre étudiants ont porté plainte contre les nervis. Suite à ces incidents, le ministre de l'Education Nationale a décidé de suspendre les cours du numéro 2bis du Front National, et celui-ci a fait appel au Conseil d'Etat. Le
recteur d'Académie, monsieur Morvan avait
récemment renouvelé son appel à des
sanctions effectives contre Gollnisch, mettant ainsi en
lumière l'attentisme de la direction de la
faculté qui rechigne à prendre la mesure de la
gravité des faits (voir
aussi notre édition du 28 octobre
2004). Aujourd'hui,
c'est l'ancien maire de Lyon, Raymond Barre qui vient au
secours de Gollnisch. "C'est un
homme sympathique", a-t-il précisé alors
qu'on l'interrogeait sur la suspension du dirigeant
frontiste de son poste d'enseignant à
l'université Lyon 3 pour ses propos sur les chambres
à gaz. Monsieur Barre est un habitué du jugement hâtif. Dans les heures qui suivirent l'attentat meurtrier contre la synagogue de la rue Copernic, en 1982, il avait cru bon de dénoncer: "Un attentat odieux qui a voulu frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et a frappé des Français innocents (nous soulignons, NDLR) qui traversaient la rue". Rappelons qu'en 1978, Raymond Barre n'hésita pas à faire appel à Maurice Papon pour occuper, c'est le mot, un poste au gouvernement. Raymond
Barre témoigna au procès de son ancien
collaborateur, à Bordeaux. Voici ce qu'il tint
à faire savoir: A une
question sur le passé de Papon, il
répond: Rappelons seulement que quelques mois plus tard, cette excellente réputation se verra récompenser par une condamnation pour complicité de crime contre l'humanité. |
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