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Lyon
III rompt avec Gollnisch. Le rapport Rousso
désavoué Jeudi
14 octobre 2004 |
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Le Cercle Marc Bloch prend acte de cette évolution et de la détermination affichée par les instances universitaires qu'il n'a cessé d'alerter depuis dix ans. Qu'il s'agisse par exemple de l'affaire du doctorat antisémite attribué à Bdioui par un jury cornaqué par Bernard Lugan, de la maîtrise et du DEA de même nature octroyés à Jean Plantin par les "insoupçonnables" professeurs Ladous et Lequin. Au cur de ses déclarations mettant en doute l'existence des chambres à gaz, Bruno Gollnisch a tenu à revendiquer son amitié pour l'éditeur négationniste de la revue Tabou, à affirmer qu'il était abonné à ses publications, à révéler que Jean Plantin, de tout temps acoquiné à Robert Faurisson, était son hôte régulier au restaurant du Conseil Régional. La demande de sanctions ministérielles constitue également une critique implicite aux conclusions du rapport Rousso pour lequel il fallait aller vers la résolution des problèmes négationnistes: "en essayant de les circonscrire dans un premier temps au sein de l'université, et en évitant, au moins le temps d'éclaircir les faits ou les enjeux, les effets de scandale ou la pression extérieure. Ce serait une manière de respecter ainsi le principe d'autonomie avant de s'en remettre immédiatement à l'Etat ou de dépendre de lui pour trouver la solution tout en prenant acte des nouvelles exigences qui s'adressent aujourd'hui à l'Université". Le ministre de l'Education avait lui-même ruiné le travail de la commission d'historiens en exigeant des sanctions à l'égard de Bruno Gollnisch dans les heures qui ont suivi sa provocation négationniste. C'est tout simplement que chacun a pris la mesure que cette offensive ne concernait pas le monde universitaire mais la société toute entière. Ainsi, les associations antiracistes ainsi que de nombreux responsables politiques demandent au Parlement Européen de se prononcer sur le cas Gollnisch, certains évoquent la levée de son immunité parlementaire. S'agissant des fonctions électives de Bruno Gollnisch, il faut d'ailleurs rappeler que l'Université Lyon III porte une responsabilité dans la présence du numéro 2bis du Front National au Conseil Régional. En effet, pour se présenter, Bruno Gollnisch a fourni comme adresse personnelle le 74 de la rue Pasteur, à Lyon, qui n'est autre que le siège de l'Université Lyon III (voir notre édition du 20.03.2004). Cette utilisation d'un domicile de complaisance est constitutive d'une fraude lourdement punie par l'article L 88 du Code électoral. Interpellé à ce sujet après que le préfet du Rhône ait été saisi de cette affaire, Bruno Gollnisch répondait le 19 mars 2004 aux journalistes de la chaîne locale Télé Lyon Métropole que sa domiciliation était légale "puisque c'est le seul endroit ou le recteur et le ministre de l'éducation peuvent me joindre"! Il semble aujourd'hui que l'un et l'autre soient disposés à couper la ligne directe. |
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