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Par
Arnaud Nanta, doctorant à Paris
VII
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Tokyo,
mercredi 29 août 2001
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La version commerciale diffusée
à 700.000 exemplaires du manuel
négationniste. On peut lire, en
bas: "Nous voulons être jugés
par la Nation".
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Au
début de l'exercice 2000 (avril), le
"Comité pour la rédaction de nouveaux
manuels d'histoire (1)" transmet au
ministère de l'Education Nationale japonais
le manuscrit de son manuel pour le collège,
en vue de l'exercice 2002.
Cette
association privée propose un texte
prônant une vision relativiste et
négationniste de l'histoire. Le contenu de
ce manuel va dans le sens d'une justification
générale des guerres coloniales que
le Japon a mené depuis la fin du XIX
siècle, et est traversé par une
violente critique du Japon d'après-1945
(voir
l'enquête Japon: L'offensive des
négateurs de
l'Histoire).
Ce manuel, après s'être vu imposer 137
corrections par la Commission d'Homologation des
Manuels Scolaires du ministère, a finalement
été homologué le 3 avril 2001.
La sélection entre les manuels, cette
année au nombre de huit, a lieu au mois de
juillet. La date limite est le 15 août
(2).
Précisions
sur le mode de sélection des manuels au
Japon
Au
Japon, conformément à une loi de
1957, la décision revient à des
Commissions d'éducation (kyôiku
i'inkai) dans le cas des écoles
publiques; les écoles privées ont
toute liberté d'opter pour les manuels
qu'elles souhaitent utiliser. Il existe pour les
écoles publiques deux types d'écoles:
les écoles municipales proprement-dites, qui
dépendent du village, de la ville ou bien du
département, et les écoles d'Etat,
généralement directement en relation
avec une université d'Etat (3). Enfin, les
écoles pour enfants handicapés sont
directement sous la juridication de la
Préfecture. Les Commissions
d'éducation choisissent un manuel pour une
zone de sélection (saitaku chiku), qui peut
être un arrondissement pour
Tôkyô, ou bien un ensemble de petites
villes en province. Ce dernier point est
particulièrement important, car quelque soit
la taille de la municipalité, chaque
municipalité (y compris les arrondissement
des grandes agglomérations) ont leur propre
Commission d'éducation. Or, si la
sélection des manuels revient en droit aux
Commissions d'éducation, dans le cas des
multiples petites agglomération qui
parsèment le Japon c'est un Conseil
Général éducatif
(kyôiku kyôgi-kai) qui prend la
décision dans la pratique depuis des
années. Alors que les Commissions
d'éducation sont composées par des
personnes locales, les Conseils
Généraux sont directement
reliés à l'Etat, c'est-à-dire
plus ou moins au Parti Libéral
Démocrate. Enfin, il faut signaler que les
Commissions d'éducation se sont vues
privées de la participation des enseignants
depuis l'année 2001.
Depuis
l'homologation
La
période qui suit l'homologation constitue le
moment le plus délicat pour le manuel. Le
"Comité pour la rédaction de nouveaux
manuels d'histoire" a rappelé à de
nombreuses reprises au mois d'avril que la
décision revenait aux Commissions locales,
signifiant par-là que le corps professoral
jugé "tendancieux" ne devait pas s'en
mêler. Fujioka, un des reponsable du
mouvement, a annoncé début avril
viser la barre des 10% de sélection par
département.
Le
12 avril 2001, soit à peine une semaine
après l'homologation du manuel, l'ensemble
des membres des Commissions d'éducation du
Département de Tôkyô (environ
300 personnes) s'est réuni à la
préfecture dans le cadre de la
Réunion de liaison et de réalisation
pour l'éducation (Kyôiku shisaku
renraku-kai), qui se tient au début de
chaque exercice (avril). Le maire-préfet de
la ville y a fait une intervention, ainsi que le
veut l'usage, mais son discours de cette
année fut quelque peu inhabituel. Ishihara
Shintarô, dont les déclarations
xénophobes effectuées devant les
Forces d'auto-défense le 9 avril 2000 sont
encore dans toutes les mémoires (4),
consacra les 15 minutes de son exposé
à la question des manuels d'histoire pour le
collège. Il insista ainsi:
Choisir
un manuel vraiment adéquat est la plus
grande responsabilité qui incombe aux
Commissions d'éducation, et j'aimerais
que cela soit fait de la manière la plus
sérieuse, car sinon ce Pays va
disparaître. [...] Vous devez
avoir à l'esprit [en ce moment]
ce que nous devons conserver pour l'avenir dans
l'ADN si remarquable du Peuple Japonais
[...] sinon nous n'aurons plus le
courage de nous présenter [au
monde] (5).
C'est
dans ce contexte qu'a lieu début mai la
réaction officielle des pays limitrophes. Le
8 mai 2001 le Ministre des affaires
étrangères et du commerce de
Corée du Sud demande officiellement au
gouvernement japonais le ré-examen des
manuels scolaires. Le Ministre de
l'éducation nationale japonais,
Tôyama, brandit alors les corrections
déjà effectuées comme un
bouclier, et le "Comité" se retranche dans
le silence.
Début
juin commence la campagne de propagande nationale
du "Comité": celui-ci met en vente une
"version commerciale" de ses manuels d'histoire et
d'instruction civique (6), afin de permettre
à "la nation de juger par elle-même"
comme l'indiquait la couverture. Le manuel
d'histoire est un best-seller, atteignant les
700.000 ex. début août. Les
détracteurs du mouvement publient dans un
même temps un nombre important d'ouvrages,
parmis lesquels on remarque Manuels d'Histoire:
Qu'est-ce qui pose problème?, ouvrage
collectif dirigé par trois professeurs
très importants Komori, Sakamoto et Yasumaru
(7) paru à la fin juin et qui arrive
également en tête des ventes en
juillet.
Arrive
le mois de juillet et la tension devient
écrasante. Le "Comité" fait pression
de façon continue sur les Commissions
locales en passant par ses sympathisants, les
journaux affiliés, et les magazines qui
servent de relais à sa pensée comme
Seiron (Le discours juste) ou Shokun!
(Camarades!). Le 11 juillet, l'orientation du
processus de sléection semble
définie: on apprend par des sources
informelles que la zone de sélection de
Shimotsuga (Dpt de Tochigi (8)) vient d'opter pour
le manuel d'histoire du "Comité". Il s'agit
d'une circonscription de sélection
très importante (150.000
élèves), et cette information va
d'évidence avoir une influence sur la suite
du processus. Cette décision est
immédiatement critiquée par Higuchi,
le vice-président du très important
Syndicat des Enseignants japonais (9), dans
l'Asahi Shimbun du 12 juillet. Le
"Comité" invite alors en retour ses
sympathisants à prendre contact de
façon active avec les bureaux de la
circonscription de Shimotsuga sur sa page web, pour
"les encourager" et "afin d'éviter que
ceux-ci subissent de quelconques pressions et que
la sélection puisse se dérouler de
manière équitable (10)". Les
coordonnées du Syndicat des Enseignants sont
également mentionnées, afin de "faire
part de vos protestations" était-il
écrit.
Cependant,
quelques jours plus tard a lieu un grand
rebondissement: alors que d'autres circonscriptions
optent peu à peu pour le manuel du
"Comité" dans le pays, on apprend le 19
juillet que 7 sur 10 des Commissions
d'éducation de Shimotsuga s'opposent
à la sélection de ce manuel pour leur
zone. C'est l'incompréhension
générale. Que s'est-il donc
passé? Il y a en réalité 10
zones de séléction à
Shimotsuga, mais celles-ci étant
jugées trop petites, elles sont
coiffées par un Conseil
Général éducatif. C'est ce
Conseil qui a choisi unilatéralement le
manuel du "Comité" le 11 juillet (11). Le
délégué des Commissions
d'éducation locales explique que choisir ce
manuel: 1) sera une décision
incompréhensible pour les pays limitrophes;
2) apportera déséquilibre et malaise
aux enseignants comme aux élèves;
etc. Le Conseil Général
d'éducation se voit obligé de se
réunir à nouveau le 25 juillet,
conformément à la loi de 1957. Il a
alors maintenant 8 des 10 Commissions
d'éducation contre lui, et la
décision du 11 est finalement
annulée.
Le même processus s'observe de-ci
de-là dans le pays.
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Une réunion du Symposium du 14
août, à Tokyo, sur le
thème "56 ans après la
défaîte". Cette rencontre
organisée par les opposants les
plus résolus aux manuels
négationnistes se proposait de
réfléchir sur le
néo-nationalisme et l'importance du
sanctuaire Yasukuni. A la tribune, M.
Komori (à gauche) et M.
Yasumaru.
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Un
moment échaudé, le "Comité"
garde alors le silence. On apprend qu'en
Corée du Sud les organisateurs de concerts
de rock annulent la participation de leurs
invités japonais. Le 28 juillet, la
Fédération professionnelle de
Ping-pong de Corée du Sud annule "pour une
durée indéfinie" l'open
nippo-coréen prévue pour le 29
août et qui a lieu tous les ans. Des
nouvelles de ce genre affluent à un rythme
régulier vers l'archipel, et on sent que les
relations entre le Japon et le Continent vont en
s'aggravant. Le nouveau Premier Ministre Koizumi
Jun'ichirô promet au mois d'avril devant le
P.L.D. lors des élections internes au parti,
puis à l'Association japonaise des familles
des défunts de guerre (Nihon
izoku-kai) de se rendre au Sanctuaire Yasukuni
pour le 15 août, sanctuaire du shintô
d'Etat où sont déifiés les
âmes des morts pour l'empereur. Parmis
ceux-ci, 14 criminels de guerre jugés en
1946-47 dont les dépouilles y ont
été déplacées en 1978.
Le 15 août est le "Jour de la Défaite"
au Japon et la "Journée du Renouveau" en
Corée. Koizumi se félicite à
la mi-juillet d'un taux de soutien du gouvernement
de 84%.
Le
31 juillet, c'est la désillusion: on apprend
qu'une partie des Ecoles pour les enfants
handicapés de Tôkyô
(yôgo gakkô) vont opter pour le
manuel du "Comité". Il s'agit
d'écoles pour handicapés physiques ou
moteurs; il existe également des
écoles pour mal-entendants ou non-voyants.
Alors que les décisions pour
Tôkyô se font incertaines à la
fin du mois, on ne comprend pas cette
décision-éclair. En
réalité, contrairement aux autres
écoles de la ville, les Ecoles pour les
enfants handicapés dépendent d'une
Commission d'éducation distincte. La
Commission qui a pris la décision pour ce
cas est à nouveau une commission
fantôme, dont les noms des membres sont
secrets ; on sait alors seulement qu'ils sont six.
Cette commission est une commission extraordinaire,
placée directement sous la juridiction du
maire-préfet Ishihara. La constitution de
cette commission est réalisée sur
proposition d'une liste de membres établie
par le maire au Conseil municipal, qui l'accepte ou
la refuse. Parmis ces six membres, trois ont
été mis en poste après
l'élection d'Ishihara ; parmis eux, un a
occupé le poste de directeur du Service des
Affaires Générales
(sômukyoku-chô) à la
Préfecture sous Ishihara ; les deux autres
sont des membres de l'"Association amicale pour
réfléchir sur les problèmes de
Tôkyô" (Tôkyô no mondai
wo kangaeru kondan-kai), association mise en
place par le même préfet Ishihara.
Autant de voix gagnées à la cause du
préfet, qui avait insisté si
fortement en avril: "Ce ne sont pas les enseignants
qui choisissent les manuels. C'est vous tous, les
membres des Commissions d'éducation
(12)".
Les
premièrs résultats de la
sélection devaient être connus le 7 ou
le 8 août et des rumeurs circulaient disant
qu'ils étaient très négatifs
pour le "Comité". C'est alors, le 8
août, qu'a lieu une tentative d'attentat
contre les locaux du "Comité" à
Tôkyô (Hongô): la police retrouve
les restes d'un engin incendiaire placé
contre un des murs extérieurs de leurs
bureaux (13). La tentative d'attentat est
revendiqué le 10 août par
l'Association Travailliste Révolutionnaire
(kakumei rôdô kyôkai),
groupe terroriste d'extrême gauche. Le
message de revendication indique qu'il s'agit d'une
protestation contre l'imposition forcée du
manuel en question à l'Ecole pour les
enfants handicapés de
Tôkyô.
Les
résultats de la
sélection
L'ensemble
des résultats de la sélection des
manuels est enfin connue le 15 août, puis
reprécisée le 16 par la presse. Le
"Comité" vient d'essuyer une défaite
écrasante. Alors que ce dernier
prétendait viser la barre des 10% par
département, parmi les 542 circonscriptions
de sélection pour les écoles
municipales et les écoles d'Etat absolument
aucune n'a opté pour le manuel. Pour les
écoles privées, seuls 6
établissements ont choisi ce manuel (14).
Enfin, le manuel d'histoire a été
imposé par la Commission d'éducation
municipale de Tôkyô à deux
écoles pour enfants handicapés, et
par la Commission d'éducation
départemenale d'Ehimé à deux
autres écoles pour enfants handicapés
et deux écoles pour enfants mal-entendants.
La décision à Ehimé a
été fortement critiquée sur
place: suite à cette décision (le 8
août), des représentants civils locaux
ont débattu durant trois jours (du 12 au 15)
avec les représentants de la
Préfecture, qui ont quitté la table
des négociations le 15 août à
15h20, sans aucune salutations (15).
Alors
qu'aucune école publique ne va utiliser le
manuel du "Comité", on reste sans voix
devant l'acharnement de ces pouvoirs locaux qui,
à défaut d'avoir pu imposer ce texte
à l'ensemble de la population
étudiante, se débattent de
façon grotesque pour l'imposer aux plus
faibles.
Les
réactions au 16 août
Le
16 août, le vice-président du Bureau
d'Information et Ministre de Affaires
Etrangères chinois s'est
félicité de ces résultats,
commentant que "les forces d'extrême-droite
japonaise qui visaient à nier et embellir
l'histoire de l'invasion, n'ont pas touché
le coeur des gens". D'autre part, Kim Dae-jung, le
Président de la Corée du Sud et
président du Parti Démocratique du
Nouveau Millénaire s'est exprimé en
ces termes:
Le
fait que la grande majorité de la nation
japonaise, très consciencieuse, ait
refusé [ce manuel] est lourd de
sens. Nous souhaitons continuer à
travailler avec ces forces positives.
Enfin,
le "Comité pour la rédaction de
nouveaux manuels d'histoire" a tenu une
conférence de presse dans la fin de
l'après-midi du 16 août. Son
président, Nishio, n'a pas
mâché ses mots:
Il
est impossible de considérer ces
résultats comme l'expression d'un choix
de raison fondé sur un jugement
sensé. [
] [Les
Commissions d'éducation] ont agi
ainsi en prenant peur devant les pressions de
l'Etranger, la campagne menée par une
partie des médias orientés et ces
attaques systématiques par fax et par
téléphone ; la publication de la
Fusôsha a été traitée
de façon ségrégative
(16).
Promettant
une "vengeance", le "Comité" a envoyé
une pétition au ministère.
Il
semble impossible de prévoir les prochaines
initiatives de cette organisation, dont les
ramifications sont si complexes. Par contre, il est
évident que le "Comité" va perdre,
à cause de l'échec de cet
été, une partie de ses soutiens au
moins en province, là où il
était toléré en contre-partie
des attentes qu'il avait suscité. D'autre
part, il est impossible de parler d'"échec
global" pour l'action du "Comité", car son
activité durant ces quatre années a
eu pour effet de modifier la façon de penser
d'une certaine partie de la population d'une part,
et a produit des effets majeurs sur les manuels des
autres maisons d'édition d'autre part.
Celles-ci ont toutes pratiqué des retraits
importants concernant les "mentions sensibles",
retraits justifiés par une "auto-censure
spontanée"ont-elles affirmé. On est
en droit de se demander comment ces maisons
d'éditions vont agir dorénavant, et
quelle attitude le gouvernement adoptera alors.
Notes:
-1-
Atarashii rekishi kyôkasho wo
tsukurukai. Fondé en janvier 1997. La
dénomination anglaise du comité est
Japanese Association for the Renewal of History
Education.
-2- Le nombre moyen de corrections que les 7
autres éditeurs ont dû effectuer est
de 40 env.
-3- Nous rappelons qu'au Japon la
majorité des universités sont
privées (système
américain).
-4- Déclaration effectuée
devant les Forces d'auto-défense
basées dans l'arrondissement de Nerima.
Ishihara avait alors expliqué le danger que
pouvaient constituer les individus originaires des
"troisièmes pays" (sankoku-jin, terme
ségrégatif désignant les
ressortissants des anciennes colonies) et les
étrangers résidant au Japon.
-5- Ishihara S., conférence du 12
avril à la Préfecture de
Tôkyô; in Sekai, juillet 2001,
pp.122-128.
-6- Ed. Fusôsha, Tôkyô, 10
juin 2001. Il semble que les publications du
Comité aient été
extrêmement présentes en province,
alors que l'on ne trouvait pas
nécessairement les ouvrages de leurs
détracteurs.
-7- Rekishi kyôkasho, nani ga
mondai ka, Tôkyô, Iwanami Shoten,
25 juin 2001. Komori Yôichi est professeur en
histoire de la pensée et de la
littérature à l'Uni. de
Tôkyô, Yasumaru Yoshio est professeur
d'histoire émérite à l'Uni.
Hitotsubashi, Sakamoto Yoshio est professeur
émérite en politique internationale
à l'Uni. de Tôkyô.
-8- Deux départements au nord de
Tôkyô.
-9- Higuchi Hiroshi, vice-président
du Nihon kyôshokuin kumiai.
-10- Le "Comité" a mis en ligne
toutes les adresses et coordonnées
téléphoniques des bureaux de cette
circonscription le 16 juillet.
-11- Vote à bulletin secrêt -y
compris tous les noms des membres du Conseil, qui
sont inconnus à la différence de ceux
des Commissions d'éducation -, 11 voix sur
23.
-12- Asahi Shimbun, 31 juillet 2001,
éd. du soir.
-13- Les bureaux du "Comité" sont au
rez-de-chaussé.
-14- Manuel d'histoire et manuel
d'instruction civique: Jôsô gaku'in
(Dpt d'Ibaraki), Kokugaku'in-dai Tochigi (Tochigi),
Hiro'ike Gakuen reitaku tanrô (Gifu), Ikeda
gakuen (Mie), Kôgakkan (id.), Kôshien
gaku'in (hyôgo); manuel d'instruction civique
uniquement : Seifû (Ôsaka-fu),
Seikô gaku'en (Tokushima).
-15- Une partie de ces négociations,
très violentes, ont été
retransmises à la
télévision.
-16- Asahi Shimbun, 16 août,
éd. du soir; 17 août.
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