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Japon:
l'offensive des négateurs de
l'Histoire Par
Arnaud Nanta, doctorant à Paris
VII Tokyo,
lundi 18 juin 2001 Cinquième
partie: Sanctionné pour délit de
vérité Le "complot du Ministère des Affaires Etrangères" La critique à l'encontre du manuel commence dès juillet 2000, aussi bien au Japon (Asahi Shimbun, Mainichi Shimbun (59)) qu'à l'étranger (Chine et Corée). La question de la provenance des exemplaires du manuscrit qui sont discutés est immédiatement soulevée par l'un de ses concepteurs Fujioka N., qui invoque une manoeuvre illégale et le vol de copies du texte, alors que c'est le "Comité" lui-même ainsi que la Fusôsha qui ont distribué des photocopies du manuscrit dans les collèges dès avril 2000 (60). Le 30 octobre 2000, Noda Eiichirô, membre de la Commission d'Homologation des Manuels -Sous-Commission pour les Manuels d'Histoire- est brutalement muté à la Réunion Tarifaire des Manuels (kyôkasho kakaku bunka). Cette mutation signifie qu'il est destitué de fait de son poste à la Commission d'Homologation. Ancien ambassadeur du Japon en Inde, Noda E. avait été nommé en février 2000 à la Commission de Contrôle des Manuels en Sciences Sociales (shakaika). Début octobre, une information filtre du ministère comme quoi un des membres de la Commission d'Homologation serait en train de mener des discussions actives (c'est-à-dire de "faire pression") à l'intention de ses collègues (61) dans le but qu'un certain manuel d'histoire ne soit pas admis à cause de son contenu ouvertement impérialiste (62). Il s'agit du manuel du "Comité pour la Rédaction de Nouveaux Manuels d'Histoire". Le Sankei Shimbun démarre à partir du 13 octobre, et à la "une", une campagne très agressive à l'encontre d'un certain "ancien haut fonctionnaire du ministère des Affaires Etrangères", sans le nommer toutefois. Le Sankei Shimbun poursuit - seul - un martelage médiatique particulièrement intense, arguant d'un "manoeuvre du ministère des Affaires Etrangères" (kentei fugôkaku kôsaku (63)).
Dans un même temps, Kobayashi Y. dans la revue SAPIO s'attaque à Noda le nommant directement (diffamation publique) et en insistant sur le fait qu'il s'agit d'une manoeuvre dirigée par la Chine via le ministère des Affaires Etrangères. Noda E. y est qualifié d' "intriguant secret" (himitsu kôsaku'in (65)). Le 16 octobre le "Comité" envoie une demande expresse au Ministre Ôshima, puis le 17 octobre la "Réunion des Jeunes Elus pour Réfléchir sur l'Education de l'Histoire" du P.L.D. tient une réunion extraordinaire et demande au ministère l'ajournement de l'examen des manuels et la prise de mesures à l'encontre de Noda E. Le 26 octobre, la Division Générale pour la Réalisation de la Réforme de l'Enseignement du P.L.D. (jimintô no kyôikukaikaku jisshihonbu) tient une réunion au sujet des manuels et demande violemment "au nom du Parti" la mutation de Noda au président de la Section des Manuels du ministère de l'Education Nationale Ôtsuki Tatuya, ainsi que de ne pas poursuivre l'examination des manuels d'ici-là. Pour cette raison, la réunion prévue le 27 est ajournée. La réaction du ministre de l'Education Nationale, alors Ôshima, est dans un premier temps négative, mais sous les pressions incessantes qu'il subit, le ministre finit par plier et muter Noda E., ce qui correspond de fait à une destitution (66). L'Affaire de la destitution Noda s'achève le 5 janvier 2001 lorsque celui-ci ainsi qu'encore un autre membre de la Commission Nakahira Tatsu (Sous-Commission pour les Manuels d'Instruction Civique kômin bunkakai, et ancien ambassadeur au Canada) sont totalement exclus du ministère. Toute
l'enquête Japon: l'offensive des
négateurs de l'Histoire sera
publiée en six parties. La
dernière partie:
Les négationnistes imposent leur loi
à la
télévision. -59- La position du Yomi'uri Shimbun est
pro-Comité. Notons aussi que le Asahi laisse tout de
même la parole à Nishio K. (4 mai 2001), ou
à Sakamoto T. (14 mai 2001).
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