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Université
Lyon III: une Légion d'Honneur
contestée Paris,
lundi 7 janvier 2002 |
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Lyon, capitale des Gaules a été distinguée en la personne du président de l'université Lyon III, monsieur Gilles Guyot. Rappelons que c'est dans cette université que se sont épanouies les affaires Haudry, Lugan, Allard, et surtout le feuilleton de la maîtrise négationniste accordée à Jean Plantin avant qu'il ne poursuive ses études de même nature chez les collègues de Lyon II. Le Cercle Marc Bloch rappelle dans un communiqué la teneur de ces divers événements, et se déclare "très choqué" par la remise de la rosette à un président qui n'a pas fait preuve d'une grande détermination pour régler ces graves dysfonctionnements. Il a par exemple fallu plusieurs années de combat aux associations pour que soit entendue leur élémentaire demande d'annulation de la maîtrise à la gloire de Paul Rassinier octroyée avec mention "Très Bien" par Lyon III. Le Cercle Marc Bloch conclue en affirmant que: "La distinction accordée au président de l'Université Lyon III, lourdement mis en cause par les médias et les associations constitue une faute morale majeure et un affront à tous ceux qui, précisément, luttent pour l'honneur des universités lyonnaises en combattant l'extrême droite et le négationnisme". Le plus inquiétant dans cette affaire, est que Gilles Guyot a été distingué sur proposition du ministre de l'Education nationale, monsieur Jack Lang. Il y a sept semaines, le même Jack Lang confiait à l'historien Henry Rousso une mission visant justement l'université Lyon III. Dans la lettre adressée à l'historien, Jack Lang écrivait: "Je vous demande, Monsieur le professeur, de bien vouloir présider et animer une commission historique chargée de faire la lumière sur le racisme et le négationnisme qui ont pu trouver leur expression au sein de l'Université Lyon III". La Légion d'Honneur attribuée un mois et demi plus tard au président de cette même université janvier 2002 prend, dans ces circonstances, une signification troublante. D'autant que dans sa lette, le ministre fixait le cadre des recherches: "Un travail de cet ordre avait été conduit, il y a quelques années, pour l'Université Lumière Lyon II, par le professeur Bernard Comte. Il apparaît aujourd'hui souhaitable qu'une recherche analogue soit menée à propos de l'Université Lyon III". Quand on se souvient du nombre d'erreurs, d'approximations, contenues dans le "rapport Comte", son violent parti-pris contre la loi Gayssot, ces attaques contre les associations comme le Mrap ou SOS Racisme, il y a lieu d'être inquiet. En son temps, le Cercle Marc Bloch qualifiait ce rapport de "Faute éthique, indigence historique et erreur politique".
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