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Descente
de police à Vichy... Paris,
jeudi 21 décembre 2000 Le
tract envoyé par les
négationnistes. La première série de ces envois avait touché le palais de justice, en février 2000: les magistrats du Tribunal de Grande Instance avaient été les destinataires de tracts nominatifs accompagnés d'articles de Robert Faurisson (voir notre édition du 10.08.2000). Les tracts, intitulés "Lyon, capitale de la Résistance et du Révisionnisme", étaient frauduleusement signés "Université Lumière (Lyon 2), Université Jean Moulin (Lyon 3)" ce qui avait motivé un dépôt de plainte des présidents des deux universités. Le texte rendait hommage, indifféremment, à tous ceux qui sont censés se battre contre "la puissance nocive du lobby juif" et citait les noms de Pierre Zind, Jean Brière, Jean-Paul Allard, François Robert ou Yves Lequin. A la rentrée, ce sont les professeurs de la toute nouvelle Ecole Normale Supérieure, ainsi qu'une responsable de l'Unef-id qui étaient visés par les envois des négationnistes. Selon nos informations, Robert Faurisson s'est déclaré étranger à l'utilisation de ses écrits par des anonymes. Il a d'autres soucis: après l'éviction de son ami Serge Thion du CNRS (voir le dossier "CNRS, des taupes négationnistes dans les labos"), les condamnations de Jean Plantin, les demandes d'annulation des diplômes frauduleux (voir notre édition du 06.11.2000), les dealers des sites internet négationnistes ont enfin pris le temps de lire la prose qu'ils hébergeaient. Ils ont coupé les robinets des principales machines de haine comme Radio-Islam et aaargh. Ces derniers temps, Robert Faurisson fait la manche sur un site anglais: il demande de l'argent pour soutenir le combat de Thion, de Plantin et de Berger, un prof de collège récemment condamné à Sarreguemines pour des propos négationnistes tenus en cours d'histoire.
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