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Négationnisme:
Henry Rousso dédouane
Lyon-III Lundi
11 octobre 2004 Nous
recevons ce communiqué du Cercle Marc Bloch,
que nous publions volontiers |
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Pour
Henry Rousso, tous ces scandales
ne seraient liés que par
le hasard! Circulez, il n'y a
rien à voir.
-
I - L'affaire
Jean
Plantin,
le bébé
éprouvette du
négationnisme -
2 - L'affaire
François
Robert,
l'ingénieux du
CNRS -
3 - L'affaire
Goulven
Pennaod,
le druide nazi de Lyon
III -
4 - L'affaire
Bernard
Lugan,
le professeur fouetteur de Lyon
III -
5 - L'affaire
Alexis
Carrel,
les chambres à gaz
honorées par la
Faculté -
6 - L'affaire
Bernard
Notin,
l'antisémite
suspendu -
7 - L'affaire
des frères
Lumière,
ou le cinéma sans
conscience -
8 - L'affaire
Abdelhamid
Bdioui,
un doctorat antisémite
à Lyon
III -
9 - L'affaire
Henri
Roques,
les Lyonnais débarquent
à
Nantes -
10 - L'affaire
Robert
Faurisson,
faux et usage de
faux
--
Que les affaires de négationnisme
soulevées par les citoyens, les associations
et les journalistes depuis deux décennies
sont "marginales" (p. 12). Ce
rapport est indécent. Il est d'une insigne
mauvaise foi. Non
content d'exonérer Lyon III, M. Rousso ose
attaquer les associations, prétendant
que l'émotion légitime
suscitée par ces affaires a
été "exploitée" et a
entraîné "des
phénomènes de délation
publique, d'accusations gratuites" (p.16).
Aujourd'hui
Plantin, directement appuyé par Faurisson,
continue à publier sa revue
antisémite "Tabou" sans
être inquiété. On lui a
même rendu ses diplômes frauduleux. Selon
lui 20 ans de négationnisme pourraient
être réparés par un
"geste". Cercle
Marc Bloch
-- Recherches sur le thème "Le journal d'Anne Frank est-il authentique?", Recherches sur la genèse de la légende des chambres à gaz nazies et préface sur ce thème à la traduction française de "L'Imposture du XXè siècle" de A.R. Butz. On ne peut donc que s'étonner en constatant qu'une pièce aussi décisive ait pu être ignorée par une commission d'enquête disposant d'autant de temps et d'autant de moyens. Une pièce dont l'existence remet en cause le fondement même des conclusions d'une commission dont ce n'est hélas pas l'unique manquement. Le 25 mai 1978, Robert Faurisson distribuait un polycopié à ses étudiants en licence, prétendant "que le nombre de Juifs exterminés par Hitler (ou victimes du génocide) s'élève heureusement à... zéro". L'institution universitaire n'y trouva alors rien à redire. La réaction vint d'Italie. Dans un article du Corriere della Sera du 3 janvier 1979, que la presse française oublia de publier, Primo Lévi pointait Faurisson du doigt: -- "Qu'ont donc fait en France les autorités universitaires et la justice? Elles ont toléré que vous, niant les morts, vous les tuiez une seconde fois". Un quart de siècle plus tard, il se trouve d'autres autorités universitaires pour prolonger le silence sur la révolte de Primo Lévi tandis que d'autres juges redonnent à un Jean Plantin ses diplômes négationnistes accordés par des jurys "insoupçonnables". Nous aurons l'occasion de revenir en détail sur les insuffisances du rapport Rousso. |
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