©www.amnistia.net

Abonnez-vous à Amnistia.net


Révocation de Bruno Gollnisch: La fac Lyon III poussée dans ses retranchements

Jeudi 28 octobre 2004



Tabou: la dernière revue éditée par le duo Plantin-Faurisson.
Bruno Gollnisch a tenu à marquer sa solidarité active avec l'éditeur Jean Plantin, détenteur d'une maîtrise et d'un DEA négationnistes délivrés par les universités Lyon II et Lyon III. Bruno Gollnisch a invité Plantin au restaurant du Conseil régional et a fait savoir qu'il avait souscrit un abonnement aux publications de Plantin dont plusieurs, rappelons-le, ont été condamnées par la justice.
.


Tout notre dossier "Les réseaux négationnistes en France" est toujours disponible en édition papier.

Commandez Les Enquêtes interdites - Les assassins de l'histoire, un magazine de 96 pages, format 15x21, illustré par une riche documentation.
7 euros


A lire aussi:

Négationnisme: Rousso-Lyon III, un rapport qui ne passe pas

Lyon III rompt avec Gollnisch. Le rapport Rousso désavoué

Nouvelle offensive négationniste à l'Université Lyon III: Gollnisch doit partir!

Négationnisme: Henry Rousso dédouane Lyon-III

Tout le dossier "Quand le négationnisme s'invite à l'université" par Didier Daeninckx


- I - L'affaire Jean Plantin, le bébé éprouvette du négationnisme
- 2 -
L'affaire François Robert, l'ingénieux du CNRS
- 3 -
L'affaire Goulven Pennaod, le druide nazi de Lyon III
- 4 -
L'affaire Bernard Lugan, le professeur fouetteur de Lyon III
- 5 -
L'affaire Alexis Carrel, les chambres à gaz honorées par la Faculté
- 6 -
L'affaire Bernard Notin, l'antisémite suspendu
- 7 -
L'affaire des frères Lumière, ou le cinéma sans conscience
- 8 -
L'affaire Abdelhamid Bdioui, un doctorat antisémite à Lyon III
- 9 -
L'affaire Henri Roques, les Lyonnais débarquent à Nantes
- 10 -
L'affaire Robert Faurisson, faux et usage de faux
Tout le dossier "Négationnistes: les Eichmann de papier

L
a stupeur provoquée par les déclarations de Bruno Gollnisch en faveur des négateurs de l'histoire est loin d'être dissipée à Lyon, et le soutien que lui apporte la direction du Front National, avec notamment la lettre de Le Pen à la présidence du Parlement européen, montre que le parti du détail cultive toujours ses fondamentaux.

Les manifestations de protestation organisées par les associations antiracistes, les étudiants, ont conduit la présidence de l'université Jean Moulin (Lyon III) à suspendre les cours de Bruno Gollnisch pour une durée de un mois.

Cette mesurette augure mal de la réunion du conseil de discipline de cette université qui doit se tenir au cours des prochains jours. D'autant que la présidence de la fac Jean Moulin avait tenté, à la suite des propos scandaleux de son professeur de japonais, de se défausser sur le ministère et de lui faire prendre des décisions qui lui incombent.

Le Rectorat de l'Académie de Lyon a tenu à rappeler, dans une déclaration exclusive pour Amnistia.net datée du mercredi 27 octobre, les responsabilités de chacun dans cette nouvelle affaire de négationnisme touchant les universités de la capitale des Gaules.

Alain Morvan, Recteur et Chancelier des Universités, "considère que la mesure de suspension ne saurait en aucun cas constituer un aboutissement. C'est d'un début qu'il s'agit, qui est loin de vider l'abcès".

En effet, la suspension d'un professeur ne constitue pas une sanction disciplinaire. Il s'agit dans le cas d'espèce d'une simple mesure destinée à préserver la paix civile dans une université troublée par les déclarations scandaleuses d'un professeur qui d'autre part bénéficie d'une adresse de complaisance pour se présenter aux élections.

Pour le Recteur, les déclarations de Bruno Gollnisch "mettent en cause les conclusions du procès de Nuremberg (et) contreviennent à l'article 9 de la Loi du 13 juillet 1990 dite Loi Gayssot. Elles contreviennent, de plus, gravement aux valeurs universitaires. Elles appellent donc une sanction exemplaire".

Le problème qui est posé au conseil de discipline de l'Université Jean Moulin-Lyon III est simple: un universitaire peut-il impunément contester les vérités historiques à la fois les mieux établies et les plus tragiques? Dans le passé, la solidarité mandarinale est souvent passée avant le respect des principes. Cette fois, la publication du rapport-éteignoir de Henri Rousso, et les braises immédiatement rallumées par Bruno Gollnisch, obligent à une décision conforme aux attentes de tous les républicains.

C'est ce que rappelle avec force le MRAP, par la voix de son président Mouloud Aounit dont la demande de révocation de Bruno Gollnisch vient d'être rendue publique:

<< Cela fait un quart de siècle que l'université lyonnaise est le théâtre d'une série de scandales négationnistes, depuis l'affaire Robert Faurisson en 1979 jusqu'aux récentes déclarations de Bruno Gollnisch mettant en doute l'existence des chambres à gaz. Entre temps, on se souvient du doctorat antisémite accordé à Abdelhamid Bdioui, du doctorat annulé de Henri Roques, de l'affaire Notin, des diplômes de troisième cycle octroyés à l'éditeur néo-nazi Jean Plantin, des difficultés à obtenir le débaptême de l'Université Alexis Carrel, membre fondateur d'un parti nazi, le PPF, des largesses dispensées au très raciste Institut d'Études Indo Européennes.

Les résultats du travail de la commission Rousso nommée par le ministre de l'Education Nationale sur ces graves dysfonctionnements étaient donc attendus avec intérêt par l'ensemble des associations antiracistes qui n'ont cessé de se mobiliser pour défendre la dignité de l'enseignement supérieur lyonnais.

Force est de constater que les auteurs de ce rapport ont choisi de préserver l'institution universitaire au prix d'une dangereuse distorsion de la réalité. Pour eux, les scandales à répétition s'expliqueraient par "le hasard des situations et des parcours", et il n'existerait aucune "continuité linéaire" entre ces différentes affaires qui sont jugées comme étant "marginales". Ainsi l'affaire Plantin devrait son importance aux associations qui se seraient placées dans le "registre de l'imaginaire, de l'émotion, de la scandalisation". En fait, les véritables cibles de ce rapport sont les associations antiraciste dans leur ensemble qui se seraient livrées à "des coups médiatiques", "des excès", "des amalgames", auraient utilisé "l'outrance", "la surenchère", "la tactique du harcèlement", secondées dans leur entreprise par quelques journalistes complaisants.

En conclusion, il est affirmé que la faculté Lyon III n'est pas une "fac facho" et qu'il suffirait d'un geste, d'une parole d'apaisement pour classer 25 ans d'histoire.

Pour mener sa récente offensive sur le terrain nauséeux du négationnisme, Bruno Gollnisch, professeur à Lyon III, s'est appuyé sur les faiblesses du rapport Rousso.

Au moment où le conseil de discipline de l'université Lyon III doit se réunir pour réagir à ses propos inacceptables, le MRAP considère que ce n'est pas un geste dont le pays a besoin mais d'un signe fort qui signifierait que l'on n'enterre pas cette suite de scandales mais qu'on a décidé d'y mettre un terme. Cela ne concerne pas que l'université, mais la société toute entière. Ce signe ne peut être que la révocation du protecteur des négationnistes lyonnais, Bruno Gollnisch >>.








Abonnez-vous au site Amnistia.net (accès direct à tous les articles) et recevez, chaque mois, notre journal Les Enquêtes interdites (format PDF).
Abonnements: 4 euros 15 jours | 18 euros 3 mois | 50 euros 1 an


©www.amnistia.net
journal illustré
Tous droits de reproduction et représentation interdits
contact: redaction@amnistia.net

Rédaction: contact

Haut de page
La Une