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Révocation
de Bruno Gollnisch: La fac Lyon III poussée
dans ses retranchements Jeudi
28 octobre 2004 |
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Les manifestations de protestation organisées par les associations antiracistes, les étudiants, ont conduit la présidence de l'université Jean Moulin (Lyon III) à suspendre les cours de Bruno Gollnisch pour une durée de un mois. Cette mesurette augure mal de la réunion du conseil de discipline de cette université qui doit se tenir au cours des prochains jours. D'autant que la présidence de la fac Jean Moulin avait tenté, à la suite des propos scandaleux de son professeur de japonais, de se défausser sur le ministère et de lui faire prendre des décisions qui lui incombent. Le Rectorat de l'Académie de Lyon a tenu à rappeler, dans une déclaration exclusive pour Amnistia.net datée du mercredi 27 octobre, les responsabilités de chacun dans cette nouvelle affaire de négationnisme touchant les universités de la capitale des Gaules. Alain Morvan, Recteur et Chancelier des Universités, "considère que la mesure de suspension ne saurait en aucun cas constituer un aboutissement. C'est d'un début qu'il s'agit, qui est loin de vider l'abcès". En effet, la suspension d'un professeur ne constitue pas une sanction disciplinaire. Il s'agit dans le cas d'espèce d'une simple mesure destinée à préserver la paix civile dans une université troublée par les déclarations scandaleuses d'un professeur qui d'autre part bénéficie d'une adresse de complaisance pour se présenter aux élections. Pour le Recteur, les déclarations de Bruno Gollnisch "mettent en cause les conclusions du procès de Nuremberg (et) contreviennent à l'article 9 de la Loi du 13 juillet 1990 dite Loi Gayssot. Elles contreviennent, de plus, gravement aux valeurs universitaires. Elles appellent donc une sanction exemplaire". Le problème qui est posé au conseil de discipline de l'Université Jean Moulin-Lyon III est simple: un universitaire peut-il impunément contester les vérités historiques à la fois les mieux établies et les plus tragiques? Dans le passé, la solidarité mandarinale est souvent passée avant le respect des principes. Cette fois, la publication du rapport-éteignoir de Henri Rousso, et les braises immédiatement rallumées par Bruno Gollnisch, obligent à une décision conforme aux attentes de tous les républicains. C'est ce que rappelle avec force le MRAP, par la voix de son président Mouloud Aounit dont la demande de révocation de Bruno Gollnisch vient d'être rendue publique: << Cela fait un quart de siècle que l'université lyonnaise est le théâtre d'une série de scandales négationnistes, depuis l'affaire Robert Faurisson en 1979 jusqu'aux récentes déclarations de Bruno Gollnisch mettant en doute l'existence des chambres à gaz. Entre temps, on se souvient du doctorat antisémite accordé à Abdelhamid Bdioui, du doctorat annulé de Henri Roques, de l'affaire Notin, des diplômes de troisième cycle octroyés à l'éditeur néo-nazi Jean Plantin, des difficultés à obtenir le débaptême de l'Université Alexis Carrel, membre fondateur d'un parti nazi, le PPF, des largesses dispensées au très raciste Institut d'Études Indo Européennes. Les résultats du travail de la commission Rousso nommée par le ministre de l'Education Nationale sur ces graves dysfonctionnements étaient donc attendus avec intérêt par l'ensemble des associations antiracistes qui n'ont cessé de se mobiliser pour défendre la dignité de l'enseignement supérieur lyonnais. Force est de constater que les auteurs de ce rapport ont choisi de préserver l'institution universitaire au prix d'une dangereuse distorsion de la réalité. Pour eux, les scandales à répétition s'expliqueraient par "le hasard des situations et des parcours", et il n'existerait aucune "continuité linéaire" entre ces différentes affaires qui sont jugées comme étant "marginales". Ainsi l'affaire Plantin devrait son importance aux associations qui se seraient placées dans le "registre de l'imaginaire, de l'émotion, de la scandalisation". En fait, les véritables cibles de ce rapport sont les associations antiraciste dans leur ensemble qui se seraient livrées à "des coups médiatiques", "des excès", "des amalgames", auraient utilisé "l'outrance", "la surenchère", "la tactique du harcèlement", secondées dans leur entreprise par quelques journalistes complaisants. En conclusion, il est affirmé que la faculté Lyon III n'est pas une "fac facho" et qu'il suffirait d'un geste, d'une parole d'apaisement pour classer 25 ans d'histoire. Pour mener sa récente offensive sur le terrain nauséeux du négationnisme, Bruno Gollnisch, professeur à Lyon III, s'est appuyé sur les faiblesses du rapport Rousso. Au moment où le conseil de discipline de l'université Lyon III doit se réunir pour réagir à ses propos inacceptables, le MRAP considère que ce n'est pas un geste dont le pays a besoin mais d'un signe fort qui signifierait que l'on n'enterre pas cette suite de scandales mais qu'on a décidé d'y mettre un terme. Cela ne concerne pas que l'université, mais la société toute entière. Ce signe ne peut être que la révocation du protecteur des négationnistes lyonnais, Bruno Gollnisch >>. |
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