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Sur
le marché de New York, le 5 mars dernier, le
prix du baril de pétrole atteignait 37,20
dollars, c'est-à-dire le cours le plus
élevé depuis la mi-mars 2003, juste
avant l'invasion de l'Irak par les troupes
anglo-américaines. De quoi rendre tout le
monde nerveux dans l'administration Bush qui,
par le biais de ses officiels, déclarait se
sentir "extrêmement préoccupée"
des effets de cette hausse sur l'économie.
Une préoccupation soulignée par John
Snow, le secrétaire américain au
Trésor, qui considérait qu'à
ce niveau de prix l'importation de brut mettait
directement en danger la croissance et la
sécurité nationale US. Une des
raisons qui justifie la tension constante sur le
prix du pétrole et qui exaspère
profondément les hommes de la Maison-Blanche
est Hugo Chavez, le président populiste,
démocratiquement élu et
anti-américain du Venezuela,
quatrième exportateur de pétrole vers
les Etats-Unis.
Après
avoir survécu au coup d'Etat piloté
par la CIA en avril 2002, Chavez ne rate plus
une occasion pour menacer de suspendre les
livraisons de produits pétroliers à
Washington (...)
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