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"Nous
attendons des réponses concrètes.
Nous voulons connaître l'état des
relations, les raisons des rencontres et des
contacts personnels avec Raul Reyes en territoire
équatorien ou colombien. Nous voulons
connaître la portée de ses relations
qui, selon nous, mettent en danger la
sécurité nationale colombienne".
Ensuite, le général Oscar Naranjo,
patron de la police colombienne, a montré
à la presse la copie de deux documents.
L'un, daté du 18 janvier 2008, et l'autre du
28 février. Selon le général
en chef de la police de Bogotá, ces
documents porteraient la signature de Raul Reyes,
le numéro deux des FARC, et auraient
été adressés au commandement
de l'organisation révolutionnaire. Ils ont
été montrés aux journalistes
tout de suite après que l'Equateur avait
annoncé l'expulsion de l'ambassadeur
colombien de Quito.
Le
directeur de la police colombienne, a
déclaré que le dirigeant
vénézuélien Hugo Chavez avait
apporté "un financement de 300 millions de
dollars aux rebelles colombiens". Le chef de la
police colombienne a aussi affirmé que la
guérilla avait acquis "50 kilos
d'uranium"
La Colombie accuse donc les
rebelles des FARC de s'approvisionner en
matériaux radioactifs pour fabriquer une
"bombe sale".
Les
autorités de Bogotá prétendent
que ces informations proviennent directement de
trois ordinateurs retrouvés auprès de
Reyes. Doit-on les croire sur parole?
"Le
gouvernement rejette énergiquement ces
accusations, qui s'ajoutent cyniquement
à l'hostilité montrée lors de
la récente violation de notre
souveraineté", répond depuis Quito
l'exécutif équatorien.
Une
chose est sûre, après l'attaque qui a
coûté la vie à Raul Reyes
et à 16 autres guérilleros, une
attaque conduite par l'armée colombienne en
territoire équatorien, la tension dans la
région est à son comble.
"M.
le ministre de la Défense, envoyez
immédiatement dix bataillons à la
frontière avec la Colombie, des bataillons
de chars", a ordonné le président
vénézuélien Hugo Chavez, qui
rejette les accusations colombiennes. Au Venezuela
comme en Equateur, les forces armées ont
été mobilisées le long des
frontières avec la Colombie. L'Equateur et
le Venezuela ont annoncé la rupture des
liens diplomatiques avec Bogotá.
Les
Etats-Unis, qui fournissent une aide militaire
très importante à la Colombie
dans sa lutte contre les rebelles, ne se cachent
pas de suivre la situation de très
près, après l'"étrange
réaction" de Chavez.
De
son côté, le président
vénézuélien a qualifié
le chef de l'Etat colombien, Uribe de
"criminel": "Non seulement c'est un menteur, un
parrain de la mafia, un paramilitaire qui dirige un
narco-gouvernement et qui dirige un gouvernement
laquais des Etats-Unis (...), mais il dirige,
depuis son palais, une bande de
criminels".
Quant
aux FARC, elles ont rendu public un
communiqué au lendemain de la mort de Raul
Reyes. Elles invitent a ne pas "céder
aux efforts pour arriver à un échange
humanitaire, à poursuivre à chercher
la paix et la construction d'une vraie
démocratie dans la justice sociale". Le
document explique que ça serait le meilleur
"hommage pour tous ceux qui sont tombés au
combat".
Raul
Reyes était le visage des FARC. Il
était aussi le plus probable successeur de
"Tirofijo", qui depuis plus de 50 ans est le leader
incontesté de la guérilla
colombienne.
Raul
Reyes gérait les rapports avec la
presse. Il apparaissait souvent à la
télévision. Si la situation le
permettait, Reyes ne refusait jamais une
interview.
C'est
une unité spéciale de l'armée
colombienne qui a reçu les premiers
renseignements concernant "la planque" de
Reyes. Ces informations ont été
recueillies à l'aide d'un informateur,
infiltré dans les FARC. Ensuite, comme l'a
affirmé lundi 3 mars un haut responsable du
ministère de la Défense colombien
à l'AFP, des renseignements
américains sont parvenus à
Bogotá. "Les Etats-Unis ont fourni (...)
l'identification du téléphone
satellitaire" de Reyes, permettant à
l'armée colombienne de déclencher
l'attaque.
L´armée
de Uribe avait localisé le numéro
deux des FARC depuis quelques semaines
déjà. Il y a une quinzaine de
jours, le commandant en chef de l'armée
colombienne, Freddy Padilla avait
déclaré à la presse: "Vous
pourrez bientôt annoncer la mise hors de
combat d'un membre du secrétariat des FARC".
Quel présage(...)
-
Les Etats-Unis et l'"étrange
réaction" de Chavez
- "Vous pourrez bientôt annoncer la mise hors
de combat d'un membre du secrétariat des
FARC!"
- L'homme qui gérait les rapports avec les
"facilitateurs"
- Les "facilitateurs", en train de finaliser un
projet d'accord
Une perspective inacceptable
pour la Colombie?
- "Les FARC vont probablement disparaître,
mais notre Etat de droit les suivra dans la
tombe"
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