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Iran: La guerre annoncée


Jeudi 27 septembre 2007



Une carte des possibles premières cibles publiée par le journal britannique Telegraph.


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Lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI du dimanche 16 septembre 2007, Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, a prononcé le mot "guerre", en parlant de l'Iran. Il a déclaré que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran, si ce pays persistait dans son refus de suspendre l'enrichissement d'uranium.

Suite au tollé provoqué dans le monde entier, le ministre n'a pas tardé à se démentir. "Tout doit être fait pour éviter la guerre… Il faut négocier, négocier, négocier, sans relâche, sans rebuffade", a-t-il déclaré le mardi 18 septembre, depuis Moscou, sans oublier d'accuser la presse de "manipulation": "On dit: Bernard Kouchner veut la guerre, mais ce n'est pas vrai. C'est une manipulation. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix…"

Lors de son intervention télévisée du 20 septembre sur TF1 et France2, le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy a précisé: "Je n'aurais pas employé le mot guerre, il [Kouchner] s'est lui-même expliqué. L'Iran essaie de se doter de la bombe nucléaire, - a poursuivi Nicolas Sarkozy - je dis aux Français: c'est inacceptable. Comment peut-on les convaincre de renoncer à ce projet comme la communauté internationale a convaincu la Corée et Nord et la Libye? Par la discussion, par le dialogue, par les sanctions…" Par quoi d'autre?
Le mot "guerre" a désormais été lâché.

S'agit-il d'un dérapage, ou bien… la "gaffe" du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait-elle le sens de préparer l'opinion publique "au pire"?
Voyons les faits.

Déjà le 27 août 2007, dans son discours devant les ambassadeurs de France, Nicolas Sarkozy avait insisté sur la nécessité de tout faire pour "échapper à une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran".

Le jour même de la fracassante déclaration de Bernard Kouchner, le 16 septembre, le mot "guerre" faisait la une de la presse anglo-saxonne.

Sous le titre "Bush prépare l'Amérique à la guerre contre l'Iran", le britannique Telegraph rapporte que des officiers de renseignement US sont persuadés que le président Bush et son "cercle intérieur" sont en train d'avancer à grands pas vers la guerre. Le Pentagone aurait déjà dressé une liste de près de 2000 cibles à bombarder en Iran. Le scénario le plus probable serait une escalade de provocations contre l'Iran, sous prétexte de ses activités hostiles en territoire irakien, jusqu'à une réponse majeure iranienne, immédiatement suivie par le début des frappes US.

Toujours le 16 septembre, le Washington Post a publié une tribune du général Wesley Clark. L'ancien commandant en chef des forces de l'OTAN au temps de la guerre du Kosovo titrait son intervention: "La prochaine guerre"(...)

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