Suite au tollé provoqué dans le monde entier, le ministre n'a pas tardé à se démentir. "Tout doit être fait pour éviter la guerre Il faut négocier, négocier, négocier, sans relâche, sans rebuffade", a-t-il déclaré le mardi 18 septembre, depuis Moscou, sans oublier d'accuser la presse de "manipulation": "On dit: Bernard Kouchner veut la guerre, mais ce n'est pas vrai. C'est une manipulation. Je ne veux pas la guerre, je veux la paix " Lors de
son intervention télévisée du 20
septembre sur TF1 et France2, le chef de l'Etat, Nicolas
Sarkozy a précisé: "Je n'aurais pas
employé le mot guerre, il [Kouchner]
s'est lui-même expliqué. L'Iran essaie de se
doter de la bombe nucléaire, - a poursuivi Nicolas
Sarkozy - je dis aux Français: c'est inacceptable.
Comment peut-on les convaincre de renoncer à ce
projet comme la communauté internationale a convaincu
la Corée et Nord et la Libye? Par la discussion, par
le dialogue, par les sanctions
" Par quoi d'autre? S'agit-il
d'un dérapage, ou bien
la "gaffe" du
ministre des Affaires étrangères Bernard
Kouchner avait-elle le sens de préparer l'opinion
publique "au pire"? Déjà le 27 août 2007, dans son discours devant les ambassadeurs de France, Nicolas Sarkozy avait insisté sur la nécessité de tout faire pour "échapper à une alternative catastrophique: la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran". Le jour même de la fracassante déclaration de Bernard Kouchner, le 16 septembre, le mot "guerre" faisait la une de la presse anglo-saxonne. Sous le titre "Bush prépare l'Amérique à la guerre contre l'Iran", le britannique Telegraph rapporte que des officiers de renseignement US sont persuadés que le président Bush et son "cercle intérieur" sont en train d'avancer à grands pas vers la guerre. Le Pentagone aurait déjà dressé une liste de près de 2000 cibles à bombarder en Iran. Le scénario le plus probable serait une escalade de provocations contre l'Iran, sous prétexte de ses activités hostiles en territoire irakien, jusqu'à une réponse majeure iranienne, immédiatement suivie par le début des frappes US. Toujours
le 16 septembre, le Washington Post a publié
une tribune du général Wesley Clark.
L'ancien commandant en chef des forces de l'OTAN au temps de
la guerre du Kosovo titrait son intervention: "La prochaine
guerre"(...) Cet
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