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Cette note de renseignement de la DGSE du
24 janvier 2003, ayant pour titre: "Au
sujet des escadrons de la mort", accuse
nommément des membres de
l'entourage proche du président
Gbagbo de nombreuses exactions commises
à Abidjan.
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Théoriquement,
le 30 octobre 2005 devrait se tenir
l'élection présidentielle en
Côte d'Ivoire. Depuis 3 ans, le pays est
coupé en deux: En septembre 2002 un putsch
militaire échoué a failli renverser
le président Laurent Gbagbo.
L'armée
des forces de "l'opposition ivoirienne" compte
15.000 personnes. Elle est composée d'hommes
et d'enfants-soldats. Ils contrôlent le Nord
du pays. Ils refusent d'être
désarmés. Au Sud, ce sont les milices
favorables au chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, qui
contrôlent le territoire. Une région
riche: c'est ici que se situent les principales
exploitations de cacao et de café. Tout
comme les forces "rebelles" les miliciens de Gbagbo
n'ont remis aucune arme aux forces des Nations
unies. Les militaires français de la mission
"Licorne", qui auraient dû participer
à la collecte, ne semblent pas très
pressés par cette tâche.
"Les
hésitations sur la stratégie à
suivre expliquent aussi la discrétion
française. Entre le Quai d'Orsay,
favorable au maintien de M. Gbagbo jusqu'à
l'organisation d'une élection
présidentielle incontestable, et
l'Elysée, qui rêve de voir le
président ivoirien écarté du
pouvoir, Paris hésite sur la conduite
à tenir", soulignait Jean-Pierre Tuquoi le
23 septembre 2005 dans le Monde.
Effectivement,
la position de la France vis-à-vis de
son ancienne colonie africaine est bien
particulière.
Le
24 janvier 2003, une note de renseignement,
émanant de la DGSE, ayant pour titre:
"Au sujet des escadrons de la mort", accusait
nommément des membres de l'entourage proche
du président Gbagbo de nombreuses exactions
commises à Abidjan.
Pourtant,
les rapports entre les autorités
françaises et la présidence
ivoirienne n'ont jamais été
interrompus. Bien loin de là
(...)
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