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Le Figaro, Libération et Le Point
du 17 février 2005. La Syrie est
dans le collimateur
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"J'ai
connu Rafic Hariri. Et, surtout, je connais
très bien les précautions qu'il
prenait lors de ses déplacements. Et je ne
crois pas que sa mort ait été
commanditée par les Syriens". C'est un
ancien agent des services de sécurité
libanais, aujourd'hui "exilé" à
Paris, qui nous livre ses impressions sur
l'attentat qui a coûté la vie à
l'ancien Premier ministre libanais. Appartenant
à la communauté maronite, très
proche de la famille Gemayel, il est peu
soupçonnable de nourrir de grandes
sympathies pour le régime de Damas. Et
pourtant, ce n'est pas vers la Syrie qu'il
dirige ses soupçons. "La voiture de Hariri,
qui bien évidemment était
superblindée, disposait d'un système
de détection d'explosifs, très
sophistiqué. Pourquoi n'a-t-il pas
fonctionné?", s'interroge notre
interlocuteur.
"L'explication
officielle, fournie par le ministre de
l'Intérieur Solieman Frangié,
c'est que l'ancien Premier ministre aurait
été victime d'une voiture kamikaze.
Mais cela ne correspond pas aux informations qui
m'arrivent en provenance de Beyrouth: la charge a
été placée dans une
tranchée, les meurtriers ont
exploité un chantier qui se trouvait sur
l'itinéraire de Hariri. Donc, ma question
demeure: qui avait la possibilité de
brouiller le dispositif électronique de
sécurité dont disposait la voiture de
Hariri? Je ne pense pas que les services syriens
aient les moyens de brouillage nécessaires".
- Qui pourrait les avoir alors?
(...)
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