|
|
Le
Pkk avait prévenu: ils l'on torturé pendant
des mois. Nous ne savons pas ce qu'il va
dire.
Sur l'île-prison d'Imrali, Abdullah Ocalan, le leader de la résistance kurde kidnappé par les services secrets turcs il y a 4 mois au Kenya, est apparu ayant beaucoup maigri et comme un homme brisé au début de son procès face au tribunal d'exception turc. "Apo" fait figure d'un otage fatigué qui est contraint de réciter les confessions rédigées à l'avance par ses tortionnaires. Et, face à la torture, l'homme a visiblement craqué et ne cesse de s'excuser en proposant même à la Turquie de devenir "son médiateur" pour "pacifier" le Kurdistan... sous le drapeau ottoman. Le congrès national kurde (Knk), réuni à Bruxelles, prévient par la voix d'Abdurraham Cadurci "Si la Turquie veut vraiment la paix... il faudrait à peine un mois pour y arriver... mais si "Apo" était exécuté; alors il y aura des millions de Kurdes qui vont réagir de partout!" Le Knk s'est constitué le 24 mai à Amsterdam et se présente officiellement à l'opinion publique en ces jours à Bruxelles. Il prône la légitimation d'une "nation kurde" en rassemblant des partis et organisations politiques des quatre pays qui "hébergent" actuellement le Kurdistan: Iran, Iraq, Turquie et Syrie. L'historien kurde irakien Ismet Chériff Vanly en assure la présidence et il vient de "lancer un appel solennel à l'establishment turc" en déclarant hier que "s'il touchent Ocalan il n'y aura plus de paix. Nous sommes 37 millions et dans vingt ans nous serons 70 millions. Nous aurons les moyens d'extirper le nationalisme raciste en Turquie." En attendant, malheureusement, le Kurdistan ressemble au Kosovo... avec l'aide internationale en moins! Evadons-nous!
|
||||||||||||