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Les multinationales du pétrole veulent la tête du PKK? L'odissée de Ocalan continue

par Zeno

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3 février 1999


Depuis la semaine dernière, le chef du Pkk se sent très menacé. Caché quelque part dans l'ex-URSS, il a la mafia tchéchène aux trousses (voir notre édition du 29 janvier) et les autorités russes ne lui garantissent pas une protection efficace. Il décide donc de retourner dans "l'Europe des droits de l'homme". La nuit de dimanche, à bord d'un jet privé, il demande d'atterrir à Rotterdam. Condamné à mort par la Turquie et recherché en Allemagne, il souhaite être jugé par le Tribunal international de La Haye. C'est sans compter avec les autorités hollandaises qui lui nient le droit de se poser. Un porte-parole du ministère des affaires étrangères invoque "des raisons techniques..." (sic!). A partir de là Ankara, épaulé par la Cia, essaye d'intercepter l'avion du chef du Pkk et fait monter la pression sur tout Etat européen susceptible de concéder le droit d'atterrissage au résistant kurde.

Lundi, les Usa lancent un véritable appel officiel par la voix de James Rubin, porte-parole du ministère des affaires étrangères. Ils demandent ni plus ni moins que tout pays vienne en aide à la Turquie en arrêtant le "terroriste" Ocalan, qu'il souhaitent voir traité selon "les standards juridiques internationaux"... c'est à dire extradé à Ankara et... exécuté une fois pour toutes.

Frileuses, les capitales européennes ont préféré feindre de ne pas voir l'avion du chef kurde survolant leurs pays.

Il a bien été signalé dans le ciel de France, au-dessus de la Belgique, sur la péninsule italienne, et encore faisant escale à Athènes... L'Europe, si fière du Tribunal international, refusant d'y voir comparaître la question Kurde et, l'Europe si attentive au respect des droits de l'homme, refusant d'extrader Ocalan en Turquie où il n'aurait d'autres chances que d'y être tué.

La politique de l'autruche s'est donc propagée comme un virus de lâcheté qui a contaminé tout un continent, ou il y a aussi d'autres intérêts en jeux?..

Nous le pensons.

Sur les terres du peuple kurde se trouve la région stratégique de Mossul, actuellement encore en... Irak, dont il représente 80% des gisements pétroliers...

Or, il est de plus en plus évident que dans les plans de l'administration américaine, (mais pas d'elle seule!) les bombes contre Saddam ont la fonction d'un apéritif en vue d'un partage pur et simple de l'état irakien et, surtout, de son précieux or noir.

On comprend donc mieux l'importance stratégique de la "question kurde" pour les grosses multinationales du pétrole.

Qu'elles soient américaines, ou "très européennes", (voir notre édition du 20 novembre 1998), elles savent que pour pouvoir se partager tranquillement le gâteau il leur faut impérativement anéantir toute résistance du peuple kurde.

Et, quoi de mieux que de commencer par en éliminer le leader?

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Evadons-nous!



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