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Trois
députés du parlement kenyan, Elias Barre
Shill, Mukhisa Kituyi et Kiraitu Murungi ont
accusé, mercredi 5 mai, des hauts officiers
du département pour les investigations
criminelles (Cid) de Nairobi, ainsi que certains
"personnages influents" parmi qui figure le
sous-secrétaire à la santé Basil
Criticos, d'avoir vendu Abdullah Ocalan aux
autorités
turques.
Ankara aurait déboursé cinq millions de dollars pour se faire remettre, le 16 février, le chef du Pkk qui se cachait dans l'ambassade de Grèce a Nairobi. Depuis, Ocalan a été emprisonné sur l'île turque d'Imrali et son procès devrait débuter le 31 mai... Pour se conclure avec sa condamnation a mort... Cette semaine ses avocats ont affirmé leur détermination à ouvrir une procédure auprès de la Cour européenne des droits de l'homme. Ils comptent mettre en évidence les lourdes responsabilités d'un certain nombre de pays de l'Union dans cette affaire. Maître Hasit Kaplan a dénoncé ouvertement l'Italie, l'Allemagne, les Pays-Bas et la Grèce pour violation du droit d'asile et violation des procédures d'extradition. L'avocat a affirmé qu'il demanderait à la Cour la convocation du Premier ministre italien Massimo D'Alema (Ocalan avait demandé l'asile politique à l'Italie) ainsi que de ses collègues européens et turcs. Malheureusement, d'ici là, Abdullah Ocalan ne sera plus de ce monde et le "nettoyage" du peuple kurde se poursuivra dans l'indifférence générale. Evadons-nous!
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