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Mercredi
3 septembre 2003
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Le
23 août 1973, Pinochet est nommé
commandant en chef de l'armée chilienne. Le
11 septembre, il déclenche le coup
d'Etat.
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Tandis
que le nouveau président argentin Nestor Kirchner
demande l'abolition des lois qui ont permis aux chefs de
l'ancienne dictature militaire (1976-1982) de se soustraire
à toute poursuite judiciaire, au Chili voisin
l'ancien dictateur Augusto Pinochet, 87 ans, confirme qu'il
est vraiment un intouchable. Le 27 août dernier en
effet, la cour d'appel de Santiago du Chili a refusé,
par 15 voix contre 8, la levée de l'immunité
parlementaire qui protège le vieux
général et sénateur à vie
demandée par le juge Juan Guzman Tapia. Ce dernier
avait saisi la cour d'appel suite à la plainte du
Parti communiste chilien qui accuse le dictateur à la
retraite d'être responsable de la "disparition" de dix
de ses dirigeants, capturés en mai 1976 lors d'une
réunion clandestine qui se tenait dans la capitale
chilienne. Ces personnes allèrent s'ajouter aux
milliers d'opposants torturés, tués ou
"disparus" depuis le coup d'Etat de septembre 1973
dirigé par Pinochet (et appuyé par la
CIA).
Cette
fois encore, l'ex-dictateur a été sauvé
par la providentielle "démence sénile" ou
"démence subcorticale", selon les circonstances, dont
ses médecins prétendent qu'il est
affecté et qui l'empêcherait de pouvoir se
défendre devant un tribunal. Une "démence"
à laquelle, mis à part l'appareil de l'Etat
chilien, personne ne croit. Même pas Lucia Hiriart,
épouse de l'ex-dictateur, qui n'hésite pas
à nier toute "folie" ou "démence" de son
mari (...)
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