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Le chef du PKK demande l'asile politique et se retrouve en prison

par Zeno

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17 novembre 1998

Après l'arrestation jeudi du chef du Parti des Travailleurs Kurdes (PKK) Abdullah Ocalan, Akif Hasan, porte-parole du Front de libération nationale du Kurdistan, pointa l'index en affirmant que "les autorités italiennes étaient parfaitement au courant de son arrivée ", et qu'il voulait demander l'asile politique. Il faut se souvenir que le 28 octobre dernier le parlement kurde en exil avait été invité officiellement à Rome. Sans cacher son embarras, le gouvernement italien s'est empressé tout de suite de démentir l'hypothèse selon laquelle l'arrestation du leader kurde serait dû à autre chose que le hasard. Pourtant, selon des sources italiennes, les services secrets ainsi que la police étaient au courant depuis mercredi de l'arrive de Ocalan. Il se trouvait à ce moment a Moscou, où il avait été contraint à émigrer depuis que la Syrie, sous la menace militaire d'Ankara, l'avait "invité" à quitter son protectorat libanais.

Les russes auraient été "convaincus" par Washington (qui avait déjà joué un rôle déterminant en venant en aide à la Turquie pour obtenir l'expulsion de Ocalan par Damas) de se défaire de cet "hôte encombrant" et, ce seraient aussi les américains qui auraient fait pression sur les Italiens afin de l'arrêter immédiatement. D'ailleurs, à son arrivée à Fiumicino, le leader du PKK a été d'abord embarqué sur une ambulance et seulement ensuite arrêté.

En créant cette situation embarrassante, les Américains sèment encore plus la zizanie entre l'UE et la Turquie (pour l'instant exclue de l'Union). Et, au même temps, ils ouvrent des contradictions dans l'espace juridique européen entre l'Italie et L'Allemagne (qui recherche Ocalan depuis 1990). A se poser la question si Washington ne veut pas exploiter le cas du résistant Kurde pour trouver une solution à l'ami Pinochet...

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