Le
chef du PKK demande l'asile politique et se retrouve en
prison
Après
l'arrestation jeudi du chef du Parti des Travailleurs Kurdes
(PKK) Abdullah Ocalan, Akif Hasan, porte-parole du Front de
libération nationale du Kurdistan, pointa l'index en
affirmant que "les autorités italiennes
étaient parfaitement au courant de son
arrivée ", et qu'il voulait demander l'asile
politique. Il faut se souvenir que le 28 octobre dernier
le parlement kurde en exil avait été
invité officiellement à Rome. Sans cacher
son embarras, le gouvernement italien s'est empressé
tout de suite de démentir l'hypothèse selon
laquelle l'arrestation du leader kurde serait dû
à autre chose que le hasard. Pourtant, selon des
sources italiennes, les services secrets ainsi que la police
étaient au courant depuis mercredi de l'arrive de
Ocalan. Il se trouvait à ce moment a Moscou,
où il avait été contraint à
émigrer depuis que la Syrie, sous la menace
militaire d'Ankara,
l'avait "invité" à quitter son protectorat
libanais.
Les
russes auraient été "convaincus" par
Washington (qui avait déjà joué un
rôle déterminant en venant en aide à la
Turquie pour obtenir l'expulsion de Ocalan par Damas) de se
défaire de cet "hôte encombrant" et, ce
seraient aussi les américains qui auraient fait
pression sur les Italiens afin de l'arrêter
immédiatement. D'ailleurs, à son
arrivée à Fiumicino, le leader du PKK a
été d'abord embarqué sur une ambulance
et seulement ensuite arrêté.
En
créant cette situation embarrassante, les
Américains sèment encore plus la zizanie
entre l'UE et la Turquie (pour l'instant exclue de l'Union).
Et, au même temps, ils ouvrent des contradictions dans
l'espace juridique européen entre l'Italie et
L'Allemagne (qui recherche Ocalan depuis 1990). A se poser
la question si Washington ne veut pas exploiter le cas du
résistant Kurde pour trouver une solution à
l'ami Pinochet...
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