Suite
à un référendum de 1987, l'Italie avait
abandonné tout programme de production
d'énergie nucléaire. Depuis, le pays ne
s'était pas penché sur le problème du
stockage des déchets radioactifs. Cette situation
a duré jusqu'en février dernier, quand le
gouvernement du "cavaliere" Silvio Berlusconi a
propulsé le général Carlo Jean à
la tête de la SOGIN, société d'Etat
responsable de la sécurité des installations
nucléaires et du stockage des déchets
radioactifs. Avec le titre de commissaire extraordinaire et
doté de pouvoirs spéciaux qui lui permettent
de déroger aux lois ou décrets en vigueur, le
haut gradé de l'armée s'est mis à la
recherche des sites adéquats pour entreposer les
55.000 tonnes de scories nucléaires en provenance des
centrales arrêtées.
Une
mission compliquée, puisqu'il fallait trouver des
endroits qui ne se situent pas dans des zones sismiques, qui
soient peu habités, mais qui ne soient ni en pente,
ni inondables, ni cultivés. Et qui permettraient
aussi qu'on s'y installe passant outre l'autorisation des
autorités régionales. Une région comme
la Sardaigne, déjà assujettie à des
lourdes servitudes militaires, correspondrait parfaitement
à cette description (...)
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