"Moi,
je peux dépenser 400 dollars par mois pour me
soigner. Moi, j'ai la chance de pouvoir m'acheter la survie.
Pourquoi les autres 24 millions de malades qui existent
aujourd'hui en Afrique ne peuvent pas avoir le droit aux
même soins?" C'est un magistrat sud-africain à
la peau blanche qui témoignait au 13e Congrès
mondial sur le sida, qui s'est ouvert hier, 9 juillet,
à Durban. Les participants applaudissaient et,
pourtant, il fallait avoir 800 dollars pour être admis
dans la salle du congrès. 800 dollars de droits
d'inscription, voici le seul passeport requis pour
participer à la grande dénonciation du
système des multinationales de la
pharmacie.
Si
les laboratoires pharmaceutiques occidentaux étaient
bel et bien sur le banc des accusés, si le
système de l'exclusion des soins par l'argent
était clairement dénoncé par les
délégués au Congrès mondial, le
soupçon pesait néanmoins sur le rôle de
certaines associations de malades et de volontaires qui,
selon plusieurs sources, seraient sponsorisées par
les mêmes multinationales de la pharmacie qui
prospèrent sur la souffrance des autres et tournent
la tête dès que quelqu'un n'est pas assez riche
pour pouvoir se payer le droit à la vie.
En
Afrique comme en Asie, la thérapie antivirale
coûte bien plus qu'un entier salaire... Un mort de
sida toutes les 10 minutes, c'est le prix que payent les
populations résidentes dans
l'hémisphère pauvre de notre planète.
Là où vit la majorité de la population
mondiale.
Le
reportage de Ettore Malanca en
Thaïlande
nous montre cette tragique vérité. Sans
concessions.
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