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Sida: les multinationales de l'hypocrisie

Tout le dossier "planète en danger"


Lundi 10 juillet 2000



Sida en Thaïlande: le temple des derniers jours
un reportage de Ettore Malanca

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"M
oi, je peux dépenser 400 dollars par mois pour me soigner. Moi, j'ai la chance de pouvoir m'acheter la survie. Pourquoi les autres 24 millions de malades qui existent aujourd'hui en Afrique ne peuvent pas avoir le droit aux même soins?" C'est un magistrat sud-africain à la peau blanche qui témoignait au 13e Congrès mondial sur le sida, qui s'est ouvert hier, 9 juillet, à Durban. Les participants applaudissaient et, pourtant, il fallait avoir 800 dollars pour être admis dans la salle du congrès. 800 dollars de droits d'inscription, voici le seul passeport requis pour participer à la grande dénonciation du système des multinationales de la pharmacie.

Si les laboratoires pharmaceutiques occidentaux étaient bel et bien sur le banc des accusés, si le système de l'exclusion des soins par l'argent était clairement dénoncé par les délégués au Congrès mondial, le soupçon pesait néanmoins sur le rôle de certaines associations de malades et de volontaires qui, selon plusieurs sources, seraient sponsorisées par les mêmes multinationales de la pharmacie qui prospèrent sur la souffrance des autres et tournent la tête dès que quelqu'un n'est pas assez riche pour pouvoir se payer le droit à la vie.

En Afrique comme en Asie, la thérapie antivirale coûte bien plus qu'un entier salaire... Un mort de sida toutes les 10 minutes, c'est le prix que payent les populations résidentes dans l'hémisphère pauvre de notre planète. Là où vit la majorité de la population mondiale.

Le reportage de Ettore Malanca en Thaïlande nous montre cette tragique vérité. Sans concessions.

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