Une enquête du New York Times en entache un peu le mythe. Le quotidien new yorkais a fait analyser par le laboratoire de deux professeurs, Michael Gochfeld et Joanna Burger, le thon vendu dans une vingtaine de restaurants, avec pignon sur rue, et de supermarchés. Le verdict est sans appel: presque partout, le niveau de mercure contenu dans la chair du thon dépasse le niveau légal. Et de loin: deux petits morceaux et demi de thon suffisent pour dépasser le seuil maximum d'absorption hebdomadaire établi par l'EPA, l'Agence fédérale pour la protection de l'environnement. "Les sushis de thon vendus à Manhattan contiennent de hauts niveaux de mercure", était affiché en première page du New York Times. Dans la liste noire du sushi au mercure, on trouve des établissements célèbres comme Sushi of Gari, Sushi Seki et Nobu Next Door. Le mercure entre dans les poissons par les décharges industrielles. Selon les experts, les plus grandes concentrations se retrouvent dans les thons les plus grands. Le thon de la Méditerranée, pêché en majorité en Sicile et en Sardaigne, est l'un des plus appréciés et exportés dans le monde entier. Aura-t-on un jour une analyse précise de la teneur en mercure contenue dans les thons qui nagent dans la Méditerranée? Abonnez-vous
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