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C'est
seulement durant l'été dernier que la Russie a
pris officiellement conscience du problème. Alexandre
Krupnov, président du comité d'Etat pour la
communication, a rédigé un rapport en
affirmant que le coût pour faire face au bug
informatique de l'an 2000 se chiffrerait pour l'Etat Russe
à 500 millions de dollars (435 millions eur).
Trouver l'argent dans le budget sinistré d'un pays où le capitaux s'enfuient dès qu'ils le peuvent (60 milliards de dollars - 52 milliards eur - auraient pris le large en ces derniers cinq ans), risque de s'avérer une mission bien difficile; pour ne pas dire carrément impossible. La politique de l'autruche semble donc se poursuivre dans une indifférence bien alarmante. Le maréchal Sergueev, ministre de la défense de son état, se veut quant à lui calme et rassurant. Il prétend que le système de gestion informatique qui gère le réseau des missiles atomiques de l'ex-empire soviétique est miraculeusement immunisé du bug planétaire. Et, cela, grâce à une mystérieuse quant "spéciale technologie russe" (non mieux spécifiée, hélas...). "Heureusement" que le gouvernement du Tzar Boris a un sens de la responsabilité bien aigu et, vient de décréter... la création d'un belle commission, à la présidence de laquelle a été nommé Vladimir Bulgak. Comme choix pour les amateurs d'histoires nostalgiques rien à redire, vu que Bulgak a été un des derniers technocrates communistes à diriger le mythique Gosplan, le comité pour la planification économique, pierre angulaire du système soviétique... Avec les performances qu'on lui connaît, s'inquiéter de l'ampleur de la catastrophe pourrait se révéler un souci digne des meilleurs optimistes! Evadons-nous!
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