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Dans
la nuit entre le 25 et le 26 septembre 1983, 15 minutes
après minuit, l'alarme rouge s'est allumée au
centre de commandement de Serpukov 15, base
secrète à une centaine de kilomètres de
Moscou. Un satellite Kosmos 1382 signalait le lancement d'un
certain nombre de missiles nucléaires Minuteman
depuis des bases américaines en direction du
territoire soviétique. En 40 minutes ils auraient
frappé les villes les plus importantes. La
moitié de la population aurait péri
immédiatement, pendant qu'un nuage
radioactif aurait recouvert le pays et en deux ou trois
jours aurait contaminé toute l'Europe.
Le lieutenant-colonel Stanislav Petrov avait, selon la procédure, dix minutes pour évaluer le risque avant de déclencher l'alarme atomique: alerter son supérieur, le général Yurij Votintsev, qui devait réveiller le ministre de la défense Dmitrij Ustinov et le secrétaire général Andropov, afin qu'il ouvre la mallette noire pour transmettre l'ordre de la riposte. En 7 minutes les SS 18 auraient été lancés en direction des USA. Mais, Stanislav Petrov paria plus sur la vétusté et la non-fiabilité de la technologie soviétique plutôt que sur les envies de guerre américaines. "Camarade général, on signale une attaque, mais à mon avis c'est une fausse alerte" dit-il en appelant le général Votintsev. Il semble qu'il ne fut pas si évident pour Petrov de retrouver un sommeil normal après le stress de la nuit... Il fut hospitalisé pendant plusieurs mois avant d'être mis à la retraite. Heureusement, quand même, qu'à l'époque l'homme ne faisait pas encore une confiance aveugle aux machines. Evadons-nous!
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