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Newsport,
mardi 26 octobre 1999
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Un
million de dollars. C'est la somme qu'offre le
gouvernement russe pour se payer la tête du chef de
la guérilla tchétchène Chamil
Bassaïev. Pendant que l'armée
fédérale continue sa progression vers
Grozny, le ministre des affaires
étrangères, Igor Ivanov, qui se trouvait
hier à Rome, devait déclarer que Moscou
"adopterait toute les mesures nécessaires à
fin que les populations civiles ne souffrent pas..." Cette
affirmation semble pourtant en contradiction avec la
fermeture de la route qui relie la Tchétchénie
a l'Ingouchie. Plus de 160 mille
réfugiés avait emprunté, ces
dernières semaines, ce chemin pour échapper
à la guerre. Avec sa fermeture Moscou condamne
toute la population civile à être otage des
bombardements. Sans compter que cette route était
le seul itinéraire possible pour l'acheminements
des aides humanitaires...
Hier,
le Premier russe Poutine, de retour de Helsinki (ou il
s'était efforcée de convaincre les
représentants des pays européens "de la
justesse" de l'invasion de la Tchétchénie),
devait être reçu par le tzar Boris.
Formellement le président russe devait couvrir
d'éloges son Premier ministre devant le
caméras de la télévision. Mais...
à Moscou les bruits vont bon train. Les
oligarches russe sont en effet bien plus
préoccupés des alliances
pre-électorales que de la situation sur le terrain en
Tchétchénie. Selon certains commentaires
parus dans la presse, l'envie et la méfiance de tzar
Boris envers son Premier ministre augmenterait
proportionnellement à la montée de la cote de
popularité de ce dernier dans les récents
sondages. Malgré l'instabilité qui
règne dans l'ex-empire et malgré la guerre
en cours, Boris Eltsine devait prendre la décision,
aujourd'hui, de s'éclipser à nouveau
pour... se concéder quelques peu de vacances...
Vraisemblablement dans une clinique (sur la mer noire)
où le président russe semble être
devenu un client chronique.
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