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Mercredi
13 octobre, George Tenet, le grand chef de la Cia, a
été longuement entendu par la commission
de la Chambre américaine chargée d'examiner
la collaboration entre la Maison Blanche et le
Kremlin.
Le contenu de l'interrogatoire est resté "Top Secret" mais l'ex-agent secret Fritz Ermarth, interrogé lui aussi par la commission, devait déclarer à la presse que "les plus hautes autorités de l'actuel gouvernement américain démontraient un certain dégoût envers toute analyse concernant la corruption du régime de Boris Eltsine...", confirmant ainsi que les agents de la Cia sont en train de charger l'administration Clinton. Le président de la commission, Benjamin Gilman, a convoqué pour mardi prochain le sous-secrétaire d'Etat, Strobe Talbott, principal responsable de la politique américaine pour la Russie. Et, Janet Reno, la ministre de la justice américaine, s'apprête à s'envoler en Russie, la semaine prochaine, pour "exiger des explications"... Entre temps, Natacha Kagalovsky, la responsable du département 'Europe de l'est' auprès de la Bank of New York, a été contrainte de démissionner, pendant que le directeur du Fond Monétaire International, Michel Camdessus, devait évoquer publiquement, mercredi 13 octobre, la possibilité d'"écourter son mandat". "Je dois prendre une décision avant de devenir un poids..." (voir nos informations du 6 octobre) D'autres révélations, en provenance de Suisse, confirment que les comptes de la famille Eltsine ont été couverts par la banque du Gottard. C'est Marco Streun, responsable juridique auprès de cette banque, qui a admis que son établissement avait fourni, pendant deux mois, la couverture aux cartes de crédits pour les filles du président Eltsine, Tatjana Djachenko et Elena Okulova, ainsi que pour leur père, le tzar en personne. La décision avait été prise sur demande de la société Mabetex, du financier kosovar Behgjet Pacolli. Quant au
Fond Monétaire International, il ne versera
pas à la Russie la tranche du prêt prévu
pour le mois d'octobre avant de connaître les
résultats des enquêtes sur l'utilisation faite
par la Banque Centrale Russe des fonds disparus au cours de
l'été 1998. Cette décision a
accentué encore plus la tension qui règne
à Moscou. L'ex-Premier, Evgueni Primakov,
et principal antagoniste au clan Eltsine dans la
course à la succession, déclarait hier
(jeudi 14 octobre) que "les structures criminelles
contrôlent 40% de l'économie. La
compromissions des hommes politiques dans les récents
scandales est arrivée à des proportions
dévastantes" et qu'"il y a à craindre
l'instauration d'une dictature..." Evadons-nous!
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