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Newsport,
lundi 3 juillet 2000
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La
république du Kazakhstan, avait une place
stratégique particulière dans l'ancienne Union
Soviétique. En effet, les gisements de
pétrole, qui abondent dans la Mer Caspienne,
représentent selon tous les experts des richesses
inestimables. Immédiatement après la
décomposition de "l'empire", les grandes
multinationales du pétrole, ont donc rivalisé
en "courtoisie" afin de s'accaparer un marché aussi
juteux.
C'est
ainsi que, selon les révélations
publiées par le "Wall Street Journal" dans son
édition électronique de vendredi 30 juin,
Exxon-Mobil, BP Amoco et d'autres colosses de l'or noir,
n'ont pas hésité à arroser copieusement
l'establishment d'Astana, moyennant une pluie de billet
verts, qui s'élèverait à plus de 60
millions de dollars. Les principaux
bénéficiaires de cette manne occidentale sont
le président de la République Nursultan
Nazarbaïev (qui est au pouvoir depuis 1991 et qui a
été réélu l'année
dernière avec 82% des suffrages...), son Premier
ministre Akezhan Kazhegeldin et Nurlan Balgimbaïev,
l'ancien Premier devenu le principal gestionnaire de
l'entreprise pétrolière d'Etat. Tout comme
pour les milliards empochées par la "famille" Eltsine
(voir
notre édition du
15.10.1999),
l'argent de la corruption destiné aux principaux
dirigeants du Kazakhstan a pris la direction de la Suisse,
pour s'envoler ensuite sur différents comptes secrets
domiciliés sur les Iles Vierges
britanniques.
James H.
Giffen, le patron de la société d'affaires
américaine Mercator, serait l'architecte de cette
énorme distribution de bakchichs. Il se serait
proposé comme médiateur entre la caste au
pouvoir au Kazakhstan et les géants internationaux du
pétrole désireux de s'accaparer les
précieuses concessions de la Mer Caspienne... et cela
en ignorant sciemment les lois fédérales
qui interdisent aux sociétés
américaines d'avoir recours à la
corruption, surtout, envers des dirigeants de pays
étrangers. A travers les services de la Bankers
Trust of New York un pactole de 115 millions de dollars
aurait néanmoins été dispatché
sur un nombre imprécis de comptes secrets dans
différents paradis fiscaux et, environ la
moitié aurait été empochée par
le régime d'Astana: de quoi huiler abondamment
les futurs forages...
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