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Newsport,
vendredi 8 septembre 2000
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Du
nouveau dans le scandale du Russiagate, l'énorme
entreprise de détournement de fonds qui a
caractérisé la fin de règne du tzar
Boris. Le juge d'instruction genevois, Daniel Devaud,
vient de découvrir des "promisory notes" qui portent
sur plusieurs millions de dollars. Ces "promesses
d'engagement" ont été émises par
l'ancienne administration du Kremlin afin de garantir un
certain nombre de contrats, dont les objets ne sont
absolument pas spécifiés, entre la
Fédération russe et la société
"Mercata Trading".
Cette
société, dont le siège est à
Genève, appartient à Victor Stolpovkih,
jadis associé du célèbre Beghjet
Pacolli, président de la société
"Mabatex Project Engineering", déjà
inculpé par la justice suisse pour l'énorme
escroquerie internationale au profit de la "famille"
Eltsine. En effet, c'est dans le siège de sa
société, basée à Lugano, que le
22 janvier 1999 ont été retrouvées les
preuves des extraits de comptes bancaires, établis
auprès de la Banque du Gottard, qui garantissaient
à Boris Eltsine, ainsi qu'a ses deux filles,
Tatjana Djatchenko et Elena Okulova, des cartes de
crédit...bien providentielles (voir
notre édition du
15.10.1999).
Maintenant,
le juge genevois semble avoir trouvé une nouvelle
piste susceptible de mettre en lumière les
détournements de fonds qui ont été
effectués entre l'ex-empire russe et
"l'insoupçonnable" Suisse. En suivant à la
loupe les marchés obtenus, entre 1995 et 1996, par la
société "Mercata Trading" avec l'Etat russe le
juge, Daniel Devaud, aurait acquis les preuves d'un
"gonflage financier" sur les prix des contrats, garantis par
l'administrateur officiel de l'ancien maître du
Kremlin en personne, Pavel Borodine, déjà
poursuivi par un mandat d'arrêt international pour
blanchiment d'argent. Ironie du sort, ces marchés
portaient notamment sur la rénovation du palais de la
comptabilité de Moscou. En février 1996 une
commande de 180 millions de dollars avait alors
été généreusement garantie
à la société "Mercata Trading", d'abord
par la Deutsche Bank et, ensuite, par la
Société des Banques Suisses. Tout cela,
bien évidemment, sans tenir compte d'autres
propositions, moins onéreuses, dont une venant du roi
du béton français Bouygues qui avait
proposé ses services pour la modeste somme de 40
millions de dollars. Décidément ce
n'était pas assez cher pour l'ancien tzar de
Russie.
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