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Par
Raphaël Gardel
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Mardi
21 août 2001
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"Personne
en Russie, sauf s'il est resté endormi pendant
ces dix dernières années, ne peut affirmer
avoir les mains propres. Si au Kremlin il y avait un autre
président, s'il haïssait Poutine et s'il
utilisait les mêmes instruments que lui... Poutine
se retrouverait en taule". Boris Berezovskij, parle en
connaisseur. L'ancien oligarque qui sous l'empire d'Eltsine
s'était accaparé le contrôle d'une bonne
partie du marché du pétrole, qui
contrôlait la chaîne de télévision
ORT, l'homme qui est accusé d'avoir
détourné près d'un milliard de
dollars appartenant à la compagnie
aérienne Aeroflot, et d'avoir été
l'un des grands architectes du "Russiagate" est
aujourd'hui en fuite.
Si
l'on se penche un instant sur la composition du nouvel
establishment russe, sous la houlette du nouveau Tzar, on
remarque que tous les postes clefs sont occupés
par une garde prétorienne en provenance de
Saint-Pétersbourg. Le fief de Poutine. C'est en
effet dans l'ancienne ville de Leningrad que le futur patron
du Kremlin a fait ses classes et a tissé ses
réseaux qui aujourd'hui dirigent l'ancien empire.
C'est ici que Vladimir Vladimirovich est entré
dans les rangs du KGB et qu'il a même
occupé la place de premier adjoint à la mairie
(...)
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