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Pour le tzar par intérim, c'est un spot publicitaire de rêve. En pleine campagne électorale, Poutine commençait à se faire quelques soucis. Depuis la bataille de Grozny, la guérilla tchétchène n'a cessé de marquer des points. Les embuscades se succédaient sans relâche... et le nombre de pertes dans les rangs de l'armée russe... aussi. Mais, voilà, que les services secrets ramènent à leur ancien chef, devenu tzar tout-puissant, "un succès sans précédent". Salman Radouïev s'était imposé comme chef de clan pendant la première guerre de Tchétchénie. Celui qui avait milité aux temps de sa jeunesse dans les rangs du parti communiste de Tchétchénie, devait devenir le chef de la milice des "Loups solitaires". Une bande armée qui s'est constituée autour du noyaux familial de Radouïev, et qui a intrônisé ce dernier comme incontournable seigneur de la guerre, dans la république tchétchène indépendante. D'ailleurs, le premier président tchétchène, après la déclaration de l'indépendance, était Djokar Dudayev: le beau-père de Radouïev. Pendant l'entre-deux-guerres, Salman Radouïev, tout comme d'autres miliciens tchétchènes a proposé ses "compétences" aux services secrets turcs, qui sont devenus l'un des grands sponsors des clans du Caucase (voir notre édition du 07.09.1999 ). Comme nous l'écrivons dans notre édition du 29.01.1999 ce fut Radouïev qui lança "la chasse" à Ocalan, lorsque le chef du Pkk avait trouvé refuge dans une république de l'ex-Urss. A l'époque ses employeurs étaient des membres de l'extrême droite turque... Avec Radouïev, le chef de son escorte, ainsi que le caissier du clan sont tombés dans les mains du Fsb. Selon la version officielle diffusée par le Kremlin, ils auraient été capturés par une action-commando (tellement précise qu'elle n'a même pas nécessité un seul coup de feu...) pendant qu'ils séjournaient dans une maison à Novogroznenski. Surprenant récit, quand ont sait que Salman Radouïev était gardé par une milice forte d'au moins une centaine d'hommes, puissamment armés... Par contre, selon les informations recueillies par le "Berliner Zeitung", le chef de guerre se serait rendu, dimanche matin, à Novogroznenski, où il ne séjournait pas. Il serait parti en voiture, d'un localité voisine, parce qu'on lui aurait fixé un rendez-vous très important et... d'une discrétion absolue. Confiant, Radouïev s'y est rendu accompagné uniquement par les principaux responsables de sa milice. Mais... c'était un piège! Par qui a-t il été vendu? Evadons-nous!
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