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Belgrade menace

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2 décembre 1998

A la veille de l'ouverture d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Oslo, la dictature serbe a envoyé un document à Bronislaw Geremek, le président en exercice.

La prose de la "diplomatie" de Milosevic condamne "énergiquement" les contacts de la communauté internationale avec l'Armée de libération du Kosovo (UCK)" (agence Tanjug) et considère que le comportement de l'Albanie "représente une violation flagrante de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la Yougoslavie "

Décidément le bourreau de Belgrade brûle d'impatience.

Mis en stand-by par l'accord précaire signé le 13 octobre avec l'émissaire américain Holbrooke sur la question du Kosovo, Milosevic, trouve le temps long. Lui, qui semble-t-il ne sait pas vivre sans "épurer", maintient donc son "entraînement" en s'en prenant aussi a son pays. L'armée, les services secrets, la sécurité intérieure, la presse, les universités... rien et personne n'a échappé aux grand ménage. "Milosevic se construit un mur autour de lui" estime Lujbordag Stoiadinovic, chroniqueur militaire serbe (le Monde). "Dorénavant tout est sous contrôle politique" déclare l'agence de presse indépendante Beta. Depuis 1988 la coalition "d'unité nationale" règne d'une main d'acier sur le pays. Ce pacte de pouvoir qui réunit l'extrême droite ultra-nationaliste de Vojislav Seselj, le Parti socialiste de Milosevic et la "Gauche Unie" de son influente épouse est en réalité le totalitarisme des profiteurs du système qui surfent entre l'Otan, Moscou et le prochain massacre.

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