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A
la veille de l'ouverture d'une
réunion des ministres des Affaires
étrangères de
l'Organisation pour la
sécurité et la
coopération en Europe (OSCE)
à Oslo, la dictature serbe a
envoyé un document à
Bronislaw Geremek, le président en
exercice.
La
prose de la "diplomatie" de Milosevic
condamne "énergiquement" les
contacts de la communauté
internationale avec l'Armée de
libération du Kosovo (UCK)" (agence
Tanjug) et considère que le
comportement de l'Albanie
"représente une violation flagrante
de l'intégrité
territoriale et de la
souveraineté de la Yougoslavie
"
Décidément
le bourreau de Belgrade brûle
d'impatience.
Mis
en stand-by par l'accord précaire
signé le 13 octobre avec
l'émissaire américain
Holbrooke sur la question du Kosovo,
Milosevic, trouve le temps long. Lui, qui
semble-t-il ne
sait pas vivre sans
"épurer",
maintient donc son "entraînement" en
s'en prenant aussi a son pays.
L'armée, les services secrets, la
sécurité intérieure,
la presse, les universités...
rien et personne n'a
échappé aux grand
ménage. "Milosevic se
construit un mur autour de lui" estime
Lujbordag Stoiadinovic, chroniqueur
militaire serbe (le Monde).
"Dorénavant tout est sous
contrôle politique"
déclare l'agence de presse
indépendante Beta. Depuis 1988 la
coalition "d'unité nationale"
règne d'une main d'acier sur le
pays. Ce pacte de pouvoir qui
réunit l'extrême droite
ultra-nationaliste de Vojislav
Seselj, le Parti socialiste de
Milosevic et la "Gauche Unie"
de son influente épouse est en
réalité le totalitarisme
des profiteurs du système qui
surfent entre l'Otan, Moscou et le
prochain massacre.
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