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Au
moment où Paris revendique le
commandement de la Force de
réaction rapide chargée de
protéger les vérificateurs
de l'OSCE au Kosovo, un officier
français en poste à l'OTAN
vient d'être écroué
pour "intelligence avec une puissance
étrangère". Le commandant de
l'armée de terre Pierre Bunel, chef
de cabinet du général
commandant la représentation
militaire française, aurait
transmis à la Serbie les plans
d'attaque de l'armada
multinationale.
L'ambiguïté
de Paris dans le dossier de
l'ex-Yougoslavie
ne peut donc que se consolider.
Cet
été déjà,
le Washington Post avait
dénoncé les pratiques d'un
autre officier supérieur
français, Hervé
Gourmelon, qui aurait entretenu des
relations "contestables" avec le criminel
de guerre Radovan Karadzic. Ce dernier est
en effet en train de couler des jours
paisibles en compagnie de son
collègue Mladic dans la zone
bosniaque contrôlée par
l'armée française.
Le
21 octobre, le Canard
Enchaîné publiait une note
des services américains
(référence A-273)
adressée a l'état-major de
la Forpronu ainsi qu'au parquet du
tribunal permanent international de la
Haye. On peut y lire que "le
préfet Jean-Charles Marchiani
(émissaire de Jacques Chirac
auprès des Serbes en 1995),
s'était engagé (en
échange de la libération de
deux pilotes français prisonniers),
à ce que Karadzic et Mladic ne
soient pas capturés".
Parole
de la France?
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